Viet Cong

Women n’est plus depuis la sortie de deux chefs d’œuvre et la mort de son guitariste en 2012. Depuis, le chanteur Patrick Flegel est parti sous des sphères lysergiques sous l’identité Androgynous Mind tandis qu’une cassette regroupant les travaux solos du guitariste défunt (Chris Reimer) est sortie sous le nom de The Chad Tapes. Resté muet jusque-là, on n’avait plus de nouvelles du reste de la bande de Calgary – Matt Flegel et Mike Wallace – jusqu’à la création au milieu de l’année dernière de Viet Cong.

viet cong  Jagjaguwar

Sous cette nouvelle identité, Matt Flegel et Mike Wallace s’amusent à mettre en lumière le côté obscur de Women. Auteur d’un brûlot incendiaire qui nous a fait l’effet d’une gifle en plein hiver (Cassette chez Mexican Summer), le duo, accompagné désormais de Daniel Christiansen et Scott Munro, poursuit sa route avec un album éponyme contenant sept morceaux trempés dans un bain acide.
C’est l’incandescence du napalm jeté en pleine figure. Une brûlure froide qui ressemblerait à une rencontre entre Suicide et Wire. La batterie martèle (Newspaper Spoons), les guitares scient (Bunker Buster). Chaque note est une électrocution sonore qui nous mène tout droit à une Death finale de plus de onze minutes. Rien ici n’est là pour te mettre à l’aise. Ce n’est pas l’apparition du fantôme de Joy Division sur Silhouettes qui va changer les choses. Une drôle d’impression de ne pas être à notre place se fait ressentir.

Viet Cong dérange et aime nous violenter. D’ailleurs, ne chantent-ils pas sur Continental ShelfCheck your anxiety / No need to suffer silently / Convulsion vibrating / Being violated” ?

Damien

casque

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