The Stranglers « Giants »

Stranglers-Giants
Les Stranglers vont-ils si mal qu’ils préfèrent annoncer leur mort par pendaison ? A en croire la pochette de Giants et l’affiche de la tournée où le batteur, pilier du groupe, Jet Black apparaît avec un masque à oxygène, nous sommes en droit de se demander si l’avenir ne s’assombrit pas pour ceux dont le titre le plus connu est Always The Sun. Il y a toujours un drôle de sentiment, pour ne pas dire malaise, lorsqu’un groupe de leur trempe sort un album six ans après le précédent et que le dernier album marquant du groupe date de 1986 (Dreamtime). Bien sûr, les ingrédients qui ont fait la renommée de ces maîtres incontestés d’un certain rock new wave sont toujours présents. Les solos de claviers façon Ray Manzarek sur Freedom Is Insane, la basse percutante toute en rondeur de Jean-Jacques Burnel dans l’ouverture Another Camden Afternoon et les rythmes sauvages de Lowlands rappellent les riches heures de The Stranglers. Mais l’impression générale qui se dégage de Giants est que The Stranglers est en bout de course, fatigués par tout ce qu’ils ont vécu. Aujourd’hui, écouté The Stranglers, c'est un peu comme attendre d’un groupe qu’il joue ses hits à la fin d’un concert alors que les nouveaux titres ne font pas mouche. On aurait aimé dire qu’ils avaient encore de belles choses à montrer à la jeune garde, mais comme ils le chantent si bien Time Was Once On My Side. Dommage.

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