Pom Poko :: Cheater

Pom Poko est un groupe norvégien créé en 2016.  Comme souvent, ses membres se sont rencontrés à l’université. Tous ont étudié au conservatoire de musique de Trondheim. Dès ses débuts, celui qui tire son nom d’un film d’animation japonais a su attirer toute l’attention des faiseurs de mode dans le milieu de la pop indépendante. Tim Burgess, leader des Charlatans, y est même allé de ses louanges lorsqu’il a découvert Birthday premier album paru chez Bella Union en 2019.
Aujourd’hui, Ragnhild Fangel (chant), Martin Miguel Tonne (guitare), Jonas Krøvel (basse) et Ola Djupvik (batterie) reviennent avec Cheater et passent haut la main le cap difficile du second album.
La recette reste la même que sur le premier essai. Mais une attitude punky et une approche libertaire de la mélodie réussissent à éviter la redite. Bien au contraire. Les membres de Pom Poko semblent de plus en plus maîtriser leur sujet de prédilection, à savoir une pop bizarroïde, presque arty, qui mélange le côté math-prog de Battles (Look) , l’indie-rock des Breeders (Like A Lady) et l’avant pop sautillante de Deerhoof. On ne saurait dire mieux que Simon Raymonde, boss de Bella Union, qui qualifie Pom Poko d’un « croisement entre The Slits et les Pixies ». Vous aurez compris que le spectre des références est large et éclectique. On avance de surprises en surprises. A chaque titre, le quatuor remet l’ouvrage sur le métier et fait fit de ce qu’il a pu composer auparavant. Des expérimentations découle l’inattendu. Il y a bien longtemps que l’on n’avait pas été bousculé ainsi sur la longueur d’un album. Ça fait du bien.

Damien

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