Osted :: Conflicting Memories

Deadly Sexy Carl

Après Blind Reflection, leur remarqué premier album sorti fin 2019, les messins indie post-punk d’Osted rechaussent les crampons avec un maxi 4 titres intitulé Conflicting Memories. Au mixage, le fidèle Kenny Jones a su développer une amplitude sonore impressionnante.
Et voila, comment Choke In Paradise se pare d’un voile atmosphérique qui flirte avec une divine mélancolie, dont la basse et les arrangements posent des jalons cold-wave sur lesquels guitares et batteries se montrent incisives.  Plus enjoué, le single Sarajevo se joue des guitares virevoltantes et d’un chant qui gagnent ses lettres de noblesse, rappelant au passage celui de Richard Butler de The Psychedelic Furs. Lâchant les influences 80’s, Osted présente un visage bien plus que convainquant sur le superbe Apathetic Systematic, un tube indie-pop imparable avec sa batterie entraînante qui sied parfaitement aux guitares lumineuses emplies d’écho et de delay. Ce titre partage, avec leur contemporain brestois de Bantam Lyons et leur Away From The Bar, le même frisson intemporel. Avec ses notes qui tournent en boucles et qui ne vous lâchent plus, Midnight Gleam embrasse les cassures de rythmes salutaires dans un tourbillon mélodique du meilleur effet. Le chant d’Adrien gagne en profondeur et partage de douces émotions qui collent parfaitement aux nouvelles compositions. Un sans faute pour Osted.

Mathieu M

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.