Lou Barlow :: Apocalypse Fetish

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Même si l’on est habitué au stakhanovisme de Lou Barlow, la sortie d’Apocalypse Fetish est une surprise. Quelques mois seulement après l’excellent Brace The Wave, Lou Barlow offre six nouveaux titres dans la droite lignée de son précédent effort.

Enregistrés avec le désormais fidèle Justin Pizzoferrato au studio Sonelab d’Easthampton, ces nouveaux titres lui sont venus dans les sous-sols du Eagles Ballroom de Milwaukee avant un concert de Dinosaur Jr.

Niveau instrumentation et arrangement, rien n’a vraiment changé. Lou Barlow joue de son traditionnel ukulélé quatre cordes qu’il ne quitte plus depuis maintenant plusieurs albums solos (les fans hardcore diront que son premier morceau composé au ukulélé est ‘Poledo’ sur l’album You’re Living All Over Me de Dinosaur Jr). Comme sur Brace The Wave, Lou Barlow arrive toujours à jouer sur notre corde sensible avec des morceaux comparables à des classiques inoxydables (‘The Breeze’ et ‘Pour Reward’) ou à du Sebadoh en mode acoustique (‘Anniversary Song’ et ‘Try 2 B’).

Ce qui a vraiment changé chez Lou Barlow, c’est sa situation familiale. Entre Brace The Wave et Apocalypse Fetish, Lou Barlow est devenu père d’une petite Izetta qu’il n’hésite pas à mettre en couverture de ce nouvel EP. Et forcément, lorsque l’on devient parent, le regard sur le monde et ce qui nous entoure, change. On se questionne sur la valeur des choses que l’on laisse à notre enfant. Par conséquent, les thèmes des nouveaux titres de l’Américain s’en retrouvent chamboulés. Sur le bien nommé Apocalypse Fetish, Lou Barlow parle de la peur qui s’installe en nous et qui contrôle nos actes. Se demande si l’être humain n’a pas tout bonnement décidé de précipiter la chute du monde à force de ne pas voir les prédications d’apocalypses arriver. À la vue des derniers faits mondiaux, les questionnements de notre looser magnifique semblent justifiés et pourraient presque ressembler à une prophétie. La paternité a-t-elle transformé Loobiecore en prophète ?  Sans doute pas. Mais on a quelques craintes lorsqu’il dit qu’il serait content qu’Apocalypse Fetish soit son dernier disque. L’avenir nous le dira, mais si c’est vraiment le cas, l’apocalypse a bel et bien commencé.

Damien

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