Yeti Lane :: L’Aurore

Yéti Lane

Chaque retour du Yéti Lane est toujours à marquer d’une pierre blanche, trois efforts en sept ans et déjà deux gravés dans le marbre du panthéon psyché français.
Encensé par la critique hexagonale et celle d’Outre-manche (NME et Rough Trade en tête) en 2012 pour le prodigieux ‘The Echo Show’, le duo parisien dévoile, en mars prochain, son troisième volet, intitulé ‘L’Aurore’.
« Nous avons toujours considéré chaque album en réponse au précédent, nous essayons de ne jamais répéter les mêmes choses, les mêmes gimmicks « , explique Charlie Boyer. La rupture avec The Echo Show – et sa pochette ‘Kraftwerkienne’ /‘Trans-Europe-Express‘ – qui soit dit en passant penchait plus du côté de Neu ! que des claviers de Ralf Hütter – est donc annoncée.
L’Aurore’ est la confirmation – si tant est qu’elle soit nécessaire au regard des deux albums précédents – que le groupe affectionne particulièrement les superpositions : les influences et les couches sont multiples – les deux comparses ont probablement beaucoup écouté Spacemen 3 et les Flaming Lips – mais sont toujours au service d’une mélodie accrocheuse et ne sombrent jamais dans la facilité bruitiste ou le shoegaze ‘compote’ (‘Liquide’, ‘Exquis’).
Acide Amer’, en troisième position, est sans doute la synthèse rêvée, entraînée par un kaléidoscope de textures et de sons et un texte en français, élément nouveau dans la discographie du groupe.
Yéti Lane (Cédric Benyoucef et Charlie Boyer) c’est avant tout un combo polyvalent, qui, avec Antoine Gaillet (M83, Herman Düne) à la réalisation veillent comme le lait sur le feu pour maintenir la cohésion psych/rock garage des inévitables riffs même si le groupe déclare avoir laissé une large place à l’improvisation.

Se faire un nom propre avec un son si sale n’était pas chose aisée. Yeti Lane l’a fait.

L’album est à paraître en mars prochain, retour sur investissement plus que garanti.

Hervé