Yellow Teeth

321385_324021021049255_183435881_nDans un monde surmédiatisé  où tous nos faits et gestes se doivent d’être relatés dans l’instant, même sur les réseaux sociaux comme une preuve de vie doublée d’une dose de voyeurisme, certains arrivent, fort heureusement, à prendre leur temps comme bon leur semble avec une certaine intégrité.

C’est le cas du jeune Suisse de 25 ans au nom nicotonneux Yellow Teeth. Celui-ci a refusé les compromis dictés par un agent qui voulait faire de sa musique quelque chose de très éloigné de ses valeurs. Et ses valeurs, Yellow Teeth les livre de la plus belle des façons avec un premier EP imprégné d’un folk originel et pur. Jusqu’à maintenant, seul Thos Henley arrivait à perpétuer la tradition dylanesque d’avant la fée électricité, mais à partir d’aujourd’hui, il faudra compter sur Yellow Teeth.

Lorsque l’on écoute les cinq morceaux de Horse EP, la route vers l’ouest américain sauvage défile au rythme d’un hobo à la recherche d’un ailleurs. Comme le cowboy Marlboro, mais sans tous les clichés qui l’accompagnent, Yellow Teeth avance comme un troubadour à travers les Alpes Suisse transformées pour l’occasion en Appalaches. Ici, c’est le décor de La Grande Dépression vue par le prisme de Dorothea Lange ou raconté par Steinbeck dans Des Souris et des Hommes. Yellow Teeth c’est l’élégance rustique d’un folk référencé et un songwriting classique qui ne trompe jamais sur ses vertus.

Auparavant, il y a eu dans l’ordre, Woody Guthrie, Bob Dylan, Johnny Cash, Townes Van Zandt, maintenant c’est au tour de Yellow Teeth d’être En route pour la gloire.

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