Wire « The Black Session – Paris, 10 May 2011 »

Wire the black session

Faut-il encore présenter Wire ? Apparus à la fin des années 70, en plein milieu d’un mouvement punk dont ils n’ont jamais voulu faire partie, Wire reste depuis trente ans l’un des groupes les plus novateurs et des plus déconcertants de leur génération. Prenant le rock plus comme un moyen d’expression d’artistes que de musiciens, Wire a livré au gré de ses envies des albums majeurs qui ont inspiré toute une catégorie de groupes. Ce n’est donc pas un hasard si Bernard Lenoir les a invités le printemps dernier pour ce qui allait être l’une des dernières Black Session de l’histoire. En plein milieu de leur plus longue tournée, défendant Red Barked Tree, Wire en profite pour matérialiser ce moment avec un album live. Naturellement, on retrouve au milieu de classiques (Kidney Bingos, Map Ref 41°N 93°W and Two People In A Room), la majeure partie des morceaux qui compose leur dernier album dans la setlist du live. Adapt est une parfaite introduction calme d’un live qui s’annonce tempétueux. Red Barked Trees gagne en électrification et Smash, titre taillé pour le live, prend ici tout son sens. La concision et l’abrasivité sont toujours de mise dans les productions des vétérans. Mais un live de Wire sans Pink Flag serait comme un live des Rolling Stones sans (I can’t get no) Satisfaction. Wire livre pour l’occasion une version magistrale de plus de dix minutes, soit sept de plus que l’originale, de leur hymne post-punk. Certains diront que Wire n’a pas cherché à surprendre musicalement, mais quand on est l’auteur d’un catalogue discographique comme le leur, il est tout à fait normal de livrer de temps à autre des enregistrements témoins d’une époque comme l’ont fait auparavant leurs Live at the Roxy/CBGB et The Scottish Play.

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