Waxahatchee :: Ivy Tripp

Pour ceux qui ne le savent pas encore, derrière Waxahatchee se cache Katie Crutchfield. Une artiste née à Birmingham (Alabama) dont le nom de scène vient de Waxahatchee Creek, un patelin américain ressemblant à beaucoup d’autres, mais qui est celui où se trouve le cocoon familial de la ravissante Américaine. C’est dans ce sweet home (Alabama ?) que Katie s’est enfermée pendant une semaine, en 2011, pour composer American Weekend, un premier album folk lo-fi acclamé par la critique. Depuis, Katie a déménagé à New York et a surpris tout son monde en sortant l’électrique Cerulean Salt (2013), un album aux compositions plus étoffées et plus sûres.

Waxahatchee
Dans la même lignée que le précédent album, Ivy Tripp poursuit la même veine électrique et regorge de compositions au traitement plus brut. Toujours avec une belle spontanéité, Katie touche notre petit cœur d’indie rocker qui, dans les 90’s, ne jurait que pour les girls bands américains. On pense obligatoirement à toute cette scène de la fin du siècle dernier dans laquelle officiaient des groupes comme That Dog, Liz Phair, Throwing Muses ou encore The Breeders…. Comme ses aînés, Waxahatchee trousse des mélodies à la fois accroche-cœurs et nerveuses. Tour à tour, Katie Crutchfield avance pied sur la disto comme sur le bien nommé « Under a Rock » ou ralentit la cadence sur « Summer Of Love ». Un titre que Kristin Hersh aurait très bien pu composer pour son Hips & Makers (1994).
Plus expansif et plus agressif, Ivy Tripp fait surtout ressortir une Katie Crutchfield plus en confiance avec elle-même et plus habile dans sa manière de chroniquer des bouts de vie (coucou Courtney Barnett). Il faut dire qu’à 25 ans à peine, la native de l’Alabama a déjà pas mal bourlingué sur bon nombre de scènes locales, que ça soit en solo, avec King Everything, ou P.S Eliot, groupe qu’elle a formé avec sa sœur jumelle.

Damien

Waxahatchee sera à La Route du Rock Session le 27 mai prochain à la Maroquinerie

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