Wand :: Perfume

Avec Plum,  Wand marquait une évolution stylistique dans sa musique. On se félicitait de voir la bande à Cory Hanson s’échapper des mauvaises influences qu’avaient pu avoir jusque-là le prolifique Ty Segall. C’est donc avec une certaine félicité que l’on se jette dans ce nouvel essai dont le titre lui-même annonçait une odeur de confirmation.  Mais c’était sans compter sur le goût pour la déstabilisation qu’entretient Wand depuis ses débuts. En effet, le morceau qui a donné son nom à l’album offre un parfum de déjà vu. Perfume rappelle les débuts du groupe lorsqu’on les appelait encore « les petits protégés de Ty Segall ». Riffs rageurs,  mélodie lancée à cent à l’heure dans une voie de garage. Il semblerait  que Wand ne soit pas encore tout à fait détaché des influences du blondinet stakhanoviste.  Une impression qui se confirme sur le second morceau ‘Town Meeting’.  Heureusement le groupe se ressaisit sur la suite avec ‘The Gift’. Véritable cadeau du ciel qui montre que Wand sait trousser des morceaux à la fois alambiqués et catchy. Idem lorsqu’il s’agit d’écrire une pop song (Pure Romance) ou une ballade folk (‘I Will Keep You Up’). On ne parlera pas du titre inutile ‘Hiss’ d’une durée de cinquante secondes et de l’instrumental bruitiste ‘Train Whistle’ sans doute placés dans le tracklisting pour faire du remplissage et faire en sorte que l’EP arrive à trente minutes.
Trois titres de bons sur sept, c’est peu. Wand aurait mieux fait de garder ces trois morceaux pour un futur long format. C’est donc un EP sans grande utilité que les Américains nous offrent ici. Perfume ravira peut-être les fans de la première heure, mais en ce qui nous concerne, il nous en faudra un peu plus pour que Wand soit à nouveau en odeur de sainteté.

Damien

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