Venus In The Dust :: Cage Of Bones

Jusqu’à aujourd’hui, il fallait se rendre à leur concert ou se contenter de quelques morceaux parsemés sur la toile pour écouter la musique de Venus In The Dust. Fort heureusement, Fabien Pilard a pris le temps de passer de l’autre côté de la table de mixage de son studio d’enregistrement (L’Usine à Thionville) pour enregistrer le premier album du groupe qu’il forme avec sa compagne Stephanie Maon.

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Dire que nous étions impatients d’écouter sur disque l’énergie brute qui se dégage de leur live est le moins que l’on puisse dire. Les douze morceaux intenses et concis de Cage Of Bones naviguent entre le mysticisme noir de Nick Cave et le rock hérité des années 90. Des artistes comme PJ Harvey, Elysian Field et Patti Smith ne sont jamais très loin, mais ils agissent ici plus comme des révélateurs d’une pop singulière que de simples influences. A l’instar des albums des artistes précités, la beauté de Cage Of Bones est à trouver dans l’obscurité et la poussière. Les titres de certains morceaux sont là pour le prouver (Black Hole, Land Of Danger, et le tube Wild Territory).
Couple dans la vie comme à la scène, le duo explore et expose toutes les formes de la passion amoureuse qui les anime. Comme elle, leur musique ne ment pas et va droit au but. Le dialogue installé au sein du duo parle de destruction, de relations difficiles ou encore de passion incontrôlable. Ce dialogue passionnel se manifeste tout au long de Cage Of Bones à travers la sensualité féline de Stéphanie qui pousse l’électricité de Fabien dans ses moindres retranchements.
Nous avons déjà entendu dire que « Qui n’a pas connu la passion ne sait pas faire la différence entre la fièvre, le vertige, l’ivresse et l’embrasement. ». Venus In The Dust l’a bien compris et fait très bien la différence. On ne remerciera jamais assez les Messins de rassembler autant de fièvre, de vertige, d’ivresse et d’embrasement dans un si bel album.

Damien

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