Ultimate Painting :: Dusk

© John_Sturdy

© John Sturdy

Les britanniques Jack Cooper (Mazes) et James Hoare (Veronica Falls) poursuivent leur échappée belle avec la suite de l’excellent Green Lanes (2015). Le précédent album avait touché en plein cœur tous les amoureux d’une pop sensible et mélodieuse. Avec une belle régularité d’un album par an, voici que le duo anglais nous offre, une fois de plus, un album rempli de morceaux d’une beauté implacable. Nous sommes toujours en présence d’une pop gracile mêlée à un psychédélisme discret. L’horizon est toujours tracé par une ligne claire où seul un léger trémolo vient parfois faire quelques vagues.

La grande différence avec les deux précédents albums, c’est que dorénavant Ultimate Painting s’est approprié un style de musique ultra référencé.

Si, auparavant, on pouvait taxer le duo de mettre des références trop visibles dans leur musique en revisitant à leur sauce le Velvet Underground (circa Loaded), Teenage Fanclub ou encore Pinback, ce n’est plus le cas aujourd’hui avec Dusk. Hormis un titre dédié à  Brian Jones et un clin d’œil notable à Fifth Dimension de The Byrds pour la pochette, les américains ont réussi le tour de force de nous enlever toute tentation de namedropping. On ne se dit plus que tel morceau ou tel morceau aurait pu figurer dans un album des groupes précités. Le duo, dorénavant épaulé par Melissa Rigby à la batterie,  joue enfin sa propre musique. Ceux qui tirent leur nom d’une toile du peintre Ad Reinhardt ont, pour notre plus grand bonheur, réussi à s’approprier cette pop classique et classieuse pour en faire leur propre langage. Un langage qui a l’apparence d’un éloge à la lenteur et à la douceur pop. Une pop raffinée et rêveuse pour laquelle on ouvre au grand large les portes de notre panthéon personnel.

Damien