Ty Segall :: Emotionnal Mugger

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À chaque nouvelle sortie discographique de Ty Segall, le même constat. L’album est bon, au-dessus de la moyenne, mais quand serons-nous surpris par le Manipulator blond ? Les albums de Ty Segall arrivent avec une régularité déconcertante. Y aura-t-il un semestre où l’on ne pourra pas entendre une nouvelle production de la part du Californien. Qui dit régularité, dit monotonie. Ty Segall a beau multiplier les projets solos, copier Blue Cheer avec Fuzz, ou rendre hommage à son héros Marc Bolan, rien ne va plus. Ty Segall cultive son talent et le recycle à chaque album. Quand, il n’y a plus de surprise, on ne s’étonne plus de rien. C’est comme un vieux couple installé dans la routine. On se lasse. On aurait pu croire sur le papier qu’Emotionnal Mugger allait rallumer cette petite flamme éteinte. Mais rien n’y fait. L’ensemble des compositions a beau être un peu moins prévisibles que d’habitude dans la construction et la production, la surprise est plus que mitigée. On ne tolère plus le bon, ni même le très bon de la part de Ty Segall. On veut de l’exceptionnel et surtout de l’inédit. On en veut plus. On veut être surpris, comme a pu le faire Bowie en son temps. Un nouveau son de guitare, d’autres influences, seraient les bienvenus. Dans le même style, John Dywer a au moins eu le cran de se mettre en danger sous l’alias Damaged Bug. Non, vraiment, on reste encore sur notre faim et fin. Une question se pose donc aujourd’hui. Est-ce que la dernière prise de risque de Ty Segall ne serait-elle pas l’acoustique Sleeper ?

Damien

casque1

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