Twin Pricks « This Might Be The Last Time You’ll Ever Hear From Us »

Twin Pricks - This Might Be The Last Time You'll Ever Hear From Us
Avec le recul, il faut dire que l’on y croyait que moyennement à la fin de Twin Pricks annoncée il y a un an, peu avant ce qui devait être leur ultime concert : la première partie de The Pains of Being Pure at Heart. This Might Be The Last Time You’ll Ever Hear From Us. Le titre était déjà tout trouvé.

Ils nous avaient ce soir-là gratifiés de quelques nouveaux morceaux qui laissaient un goût de pas assez. De manque. On en voulait plus. On ne sait pas ce qui les a fait changer d’avis, mais au détour d’un statut facebook, les membres de Twin Pricks annonçaient qu’ils étaient en plein enregistrement. Florian et Geoffrey sont comme ça. Ils marchent au coup de cœur. Ils font ce qu’ils veulent, quand ils le veulent. Sans pression et surtout sans calcul.

C’est sans doute cette pression inexistante et le fait que l’on ne les attendait pas qui fait que ce premier album est tout simplement surprenant et fait l’effet d’une gifle en plein hiver. On a l’impression qu’ils ont voulu tout tester, tout essayer. This Might Be The Last Time You’ll Ever Hear From Us part dans tous les sens et surtout là où ne les attend pas. Difficile de citer des influences tellement Twin Pricks surclasse toutes celles que l’on a pu déjà citer à propos de leurs deux premiers EP (Young At Heart et Songs About Flirting). Il y a toujours ce fondement indie 90’s, mais on retrouve des influences de la scène de Washington sur Let Go, une touche trip hop sur le titre qui a donné son nom à l’album et même une touche africaine sur les rythmes chaloupés de Dying To Live et Smile.

Après les influences, il y a aussi cette nouvelle maturité dans le son et les compositions. Pour s’en rendre compte, il suffit juste d’écouter la nouvelle version d’How To Fall In Love, titre déjà paru sur l’EP Songs About Flirting. Twin Pricks a fait un grand bond en avant. Probablement grâce à l’arrivée dans le processus créatif de deux membres de No Drum No Moog, cantonné jusque-là à faire le backing band pour le live. Impossible de ne pas penser qu’Olivier (basse clavier) n’ait pas proposé sa touche Moog sur le titre The Race.

Alors fin du duo Twin Pricks ? Début du groupe (quatuor) Twin Pricks ?. L’avenir nous le dira. Celui-ci semble désormais radieux même si, les connaissant, cela doit être le cadet de leurs soucis.

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