TOP 2018

Chez Electrophone, le Top de fin d’année ne fait pas l’unanimité. Il y a les CONTRE qui ne sont pas POUR. Ceux-ci garderont le silence une fois de plus. Par contre, il y a les POUR, qui ne sont pas contre de partager l’album et le concert de l’année 2018. Et comme on aime ne pas faire comme les autres, tu remarqueras qu’aucun de ces albums n’a été chroniqué sur le site.

ELISSA

DAUGHTERS You won’t get what you want (Ipecac Recordings)
Titre évocateur… et pourtant… tu auras encore vachement plusss. Sorti 8 ans après son prédécesseur, cet album de noise-rock va loin, très très loin. Sombre, obscur et jouissif, c’est un réel bijou.

IT IT ANITA et LE PRINCE HARRY, Supersonic (Paris), le 6 avril 2018
Les Liégeois ont mis le feu à Paname le temps d un concert plein d’énergie, avec un public complètement électrisé et acquis aux sons noise et synth-punk des deux groupes. (Interview de It It Anita à lire ICI)

 

FLORIAN

KALI UCHIS Isolation  (Virgin)
La Colombienne a sorti le disque de pop parfait que j’attends d’entendre au moins une fois l’an (mais s’il pouvait en sortir des comme celui-ci toutes les semaines, je ne dirais certainement pas « non »). Chaque titre est un tube, chaque titre est un temple, chaque titre est un hommage éclatant au talent de son interprète (oui, même la petite daube reggaeton en début de seconde face). Inutile de préciser que j’irai la voir à genoux si elle parvient à investir une salle pas loin de chez nous.

LA BERGERIE, Chateau 404, juin 2018
Nos petits loulous nous ont offert un vrai concert de punk pour la Dinlow Party messine : violent, sous tension, à l’arrache, fun, les poings tendus, les jambes en l’air, la voix cassée, le beat incessant. C’était beau comme un Christophe Castaner qui brûle.

 

MATHIEU

SHAME Songs of Praise (Dead oceans )
Une claque magistrale qui t’invite à filer des  coups de pompe autour de toi. Voir plus si affinité, avec ce truc de cockney qui s’est fait enfiler par des gars de Manchester. Bref le genre de musique qui après avoir distribué des baffes gratis te donne envie d’aller boire des bières.

NEW ORDER Alexandra Palace à Londres le 09 novembre 2018
« Qui n’a jamais vu New Order en concert en Angleterre ne mérite aucun respect , si ce n’est pour aller chercher des bières» Citation personnelle.

 

JOCELYN

TROPICAL FUCK STORM A Laughing Death in Meatspace (Joyful Noise Recordings)
Un album singulier et surprenant. Après 20 ans de carrière au sein de The Drones, Gareth Liddiard et Fiona Kitschin sont encore capables d’apporter un vent de fraicheur salvateur au rock. Aussi pertinent sur le fond que sur la forme, ce premier disque de Tropical Fuck Storm rend accro dès la première écoute et laisse présager du meilleur pour la suite.

PUTAN CLUB, Nadir, Bourges le 20 mars 2018
Intense, généreux et profondément sincère. A l’image des divers projets de François R. Cambuzat, Putan Club en live c’est une claque comme on en prend trop rarement. Un concentré d’authenticité, d’humanité, de professionnalisme et d’intégrité qui donne ou redonne tout son sens au fait, pour un groupe, de se produire en live. (Interview de François R. Cambuzat à lire ICI)

 

DAMIEN

T/O Ominous Signs (October Tone)
Ce mec est un génie. Cet album m’a mis une gifle d’entrée. La même gifle que celle reçue avec son premier EP. Comme souvent avec les albums qui me mettent sur le cul, je n’ai pas pu en faire une chronique. T/O réinvente la pop psychédélique à sa façon. Celle que j’ai toujours voulu entendre.

BERTRAND BURGALAT, Trinitaires Metz 23 janvier 2018
Je n’ai pas vu beaucoup de concerts aux Trinitaires cette année. Mais j’ai vu le meilleur de l’année 2018. Un concert que j’attendais depuis des lustres. Ceux qui me connaissent savent que Burgalat est pour moi le patron de la scène pop française. Il l’a montré une fois de plus ce soir là avec un concert généreux, simple et proche des gens. Tout Burgalat quoi. (Live report du concert ICI)

CEDRIC

REVEREND BEAT-MAN & SISTER NICOLE IZOBEL Baile Bruja Muerto (Voodoo Rhythm Records)

Un album qui ne partait pas forcément gagnant malgré mon amour inconditionnel pour ce que fait le révérend. Un énième album un peu « fainéant » dans sa conception, avec des reprises et même des reprises de lui-même (!), au départ je me suis dit mouais… Mais il y a la voix de Nicole… une voix chaude, sensuelle, hargneuse ou cristalline selon les morceaux, qui s’accorde à merveille avec l’organe passé à l’émeri de notre ecclésiaste défroqué. Des arrangements sobres mais pertinents qui mettent en valeur les mélodies entêtantes de cet album sorti quasiment en même temps (et parfois avec les mêmes morceaux !) que celui réalisé avec les New Wave, mais je préfère celui-ci, largement.
Quelques perles à signaler dans cet album qui aura finalement pas mal tourné sur ma platine ou dans mon MP3 : Pero te amo, I never told you, Macorina et la reprise de Venom (si, si, Venom) Black metal.

THE SONICS, L’Antonnoir, Besançon 26 octobre
Pas de grosse claque cette année, des trucs pas mal, des trucs bien mais pas de soirée ou tu ressors lessivé et estomaqué par la prestation d’un groupe inconnu ou d’un truc attendu mais à la hauteur. Je suis peut-être blazé, je commence à faire mon vieux con, je sais pas… mais finalement la soirée qui me reste en tête c’est le concert des SONICS et des GLUCKS à Besançon. Un brin de nostalgie sûrement et c’était combiné avec un week end entre potes mais le concert était cool, j’ai dansé et chanté, des fois il en faut pas plus… (Live report ICI)

ELIE

CONNAN MOCKASIN Jassbusters (Mexican Summer)
2018 signe le retour de Connan Mockasin avec son nouvel album concept Jassbusters. Un album, lent, contemplatif, parfois souvent perché, avec la participation de quelques noms connus tel que celui de James Blake. Un album à écouter au coin du feu avec un bon verre à la main. (Chronique à lire ICI)

JUNGLE BY NIGHT, Sinsal Festival, Juillet
De retour de leur tournée indonésienne, à peine débarqué de l’avion, Jungle by night a orchestré au soleil couchant la cérémonie de clôture du Sinsal festival. Festival à la programmation secrète se déroulant sur la petite île de San Simon, (ancien) pensionnat pour malades mentaux, l’Alcatraz de l’atlantique situé dans la baie de Vigo, j’y étais !

OLIVIER

THE LIBRARY MUSIC : MUSIC FROM & INSPIRED BY THE FILM (Légère Recordings)
Je ne peux pas dire que quelque chose m’a vraiment frappé cette année, je n’ai écouté que trop peu de sortie pour avoir un avis objectif. A dire vrai, je suis tombé raide dingue de music Library (Merci KPM et la Médiathèque de Nancy) et sur le coup mon année aura été bercée en grande partie par le funk diabolique de Janko Nilovic, les synthés fous d’Alan Hawkshaw et les rythmes brulants d’Airto Fogo.  Il était donc naturel que l’album que j’ai sélectionné pour cette année s’inscrive dans cette mouvance qui  semble faire aujourd’hui le bonheur des DJ, des collectionneurs compulsifs, des passionnés de Jazz/Funk/Pop et voir souvent des 3 à la fois. N’essayez pas de l’écouter sur internet il n’existe qu’ne vinyle.

ETIENNE DAHO L’Autre Canal Nancy 11 décembre
A chacun son patron de la pop, le mien s’appelle Etienne Daho.  Une prestation à l’image de l’artiste toujours impeccable et pleine d’élégance. Une heure quarante-cinq de spectacle durant lesquels le temps semble s’être suspendu. En trois mots, la grande classe.