The War On Drugs « Slave Ambient »

Slave-ambient
Privé du membre fondateur Kurt Vile, passant désormais son temps dans des halos de fumées acoustiques, The War on Drugs poursuit son chemin entamé depuis l’inaugural Wagonwheel Blues (2008). Alors que le précédent album marchait sur les traces d’une americana désenchantée où les fantômes de Dylan et Springsteen parlaient d’une même voix, Slave Ambient permet à Adam Granduciel de se donner corps et âmes à un songwriting d’une rare élégance et de se révéler avec modestie derrière des mélodies narcotiques. Il est indéniable qu’avec Slave Ambient, on assiste à l’éclosion d’un nouveau songwriter d’exception. Toujours bercée par le folk rock, la musique de The War Drugs s’ouvre vers de nouveaux horizons. Approfondissant l’imagerie des grands espaces, l’écriture de Slave Ambient use de formules habilement exploitées comme les nappes shoegazées, les rythmiques métrononomiques et un chant ashcroftien. Obsédant et mouvant, planant et apaisant sont autant d'impressions mises en son à l’écoute de cette seconde réussite. L’abandon de soi est souhaitable pour mieux se rendre esclave de ces hymnes hallucinés issus d’un rock universel. Et même si parfois on est décontenancé par des mélodies taillées pour les stades (Come To The City), on a jamais été aussi admiratif devant un groupe qui aurait pu tout perdre avec le départ d’un des plus grands compositeurs de sa génération.

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Ils seront à l’affiche du festival Les Nuits de l’Alligator, le 21 février à la Maroquinerie.

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