The Missing Season :: Getting Back

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Dix années que  Nicolas Gautier et Marin Perot forment la paire.  Chanteurs de The Missing Season, ils ont délaissé le folk depuis deux albums pour brancher Gibson et Fender, jouer en groupe et affûter le chant polyphonique. L’avant-dernier album After Hours, sorti en 2014, avait fait son job. Excellemment. Révélant la facette noisy pop à travers des chansons bien foutues  nous rappelant aussi bien Ride, The Notwist que leurs lointains ancêtres de la french west coast Dog Shop ou Liquid Team.

En belle  ouverture psychédélique aux guitares cristallines, Run On envoûte par la qualité du chant bien mis en avant et la maîtrise des effets spatiaux jusqu’au final noisy. Le single Party Girl fait le saut de l’ange entre Nirvana et Teenage Fan Club dont l’influence demeure incontournable et avec qui ils partagent la même ferveur de l’ultime pop song. A croire que La Vilaine et la River Clyde sont jumelles. Parfaite conjugaison d’une pop aérienne et de guitares lunaires à la Stereolab, Paula Hungry éclaircit le spectre harmonique soutenu d’une dynamique retrouvée. Et pour le reste de l’album le groupe aura privilégié un format plus classic rock. Pour preuve Fear en mode Brit pop vs British Beat souffle l’urgence sur le refrain en convoquant les guitares d’Eugenius. Le bien nommé, et titre de l’album, Getting Back renoue avec les débuts en duo saturé folk mais dopé d’une lead guitare parfaitement cinglante.

Shake Shake, Notorius Man et Shadow  se posent, pour une ambiance plus cool à l’America – le groupe –  trippant avec Neil Young. De bons moments  mais restant au demeurant en deçà des tubes dont le groupe est capable. Sunday Night  clos l’album tout en montée harmonique, remémorant dans sa longue intro le spleen d’un Marc Seberg. Sans doute le vent de Rennes qui appelle le large.

Mathieu