The Luyas « Animator »

The luyas animator
« Le rôle d’un
animateur est de créer un mouvement dans ce qui ne peut bouger de par lui-même.
Le rôle du musicien est de nous faire ressentir comme si quelque chose se
passait avec un son 
» annonce Jessie Stein, chanteuse de The Luyas. Il
n’est donc pas étonnant de retrouver en couverture de leur troisième album
Loie Fuller danseuse de la Belle Epoque
qui, en son temps, avait le titre d’ « artiste décorateur » et symbolisait à travers ses danses une
nature personnifiée. Mêler des approches artistiques à de la musique
accessible a toujours été le point fort des Montréalais et ce depuis leurs
débuts. Faker Death (2007) n’avait
pas beaucoup attiré l’attention; il a fallu que The Luyas soit recruté par
l’écurie Dead Oceans pour qu’ils bénéficient d’une petite renommée publique et
critique. Seulement un an après l’excellent Too
Beautiful To
Work (2011), The Luyas va enfin connaître les prémices d’une
reconnaissance méritée avec Animator.

Album pudique et sensible, Animator possède les gênes de son ainé. Bercé de mélodies
atmosphériques et par une voix caressante, Animator
s’éclaire d’une imparable luminosité même si l’ombre de la perte d’un proche au
début de l’enregistrement plane au-dessus des dix mesures cathartiques. Tout
semble ici dans un équilibre fragile, et pourtant,  Jessie Stein a la force de parler aux
éléments naturels (Talking Mountains).
Loin de la demi-mesure (Fifty Fyfty),
The Luyas marche vers le sentier d’une pop moderne plus que recommandable (The Quiet Way) et sur lequel on aime tout
entier s’y perdre.

Site

The Luyas sera en concert aux Trinitaires de Metz pour la Das Kuma Party #1

Luyas