The Dream Syndicate :: The Universe Inside

The Dream Syndicate trouve son origine dans le Los Angeles du début des années 80. À la croisée des influences entre le Velvet Underground et le Crazy Horse, le groupe est l’un des exemples du renouement de la scène underground rock des années 80 avec le psychédélisme des 60’s. The Dream Syndicate est ainsi devenu au cours de cette décennie l’un des dignes représentants, aux côtés notamment du groupe The Three O’Clock, du mouvement Paisley Underground.

Après quatre albums, les californiens marquent cependant un coup d’arrêt après la sortie de leur album Ghost Stories en 1988. Presque trente ans plus tard le groupe revient en 2017 avec un nouvel album How did I find Myself Here ? Loin de sentir le réchauffé ce retour signe le début d’une nouvelle ère confirmée par l’excellent album These Times sorti en 2019.

Le septième album du groupe The Universe Inside sorti chez Anti le 10 avril dernier témoigne une nouvelle fois cette quête de renouvellement et de liberté. Ce nouvel opus s’intégrant toujours dans un registre rock psychédélique se distingue toutefois par ses touches plus expérimentales que les albums précédents. Certaines chansons (Dusting Off The Rust en particulier) rappellent par exemple les influences Krautrock du chanteur et songwritter Steve Wynn. Loin d’être un enchevêtrement de titres, cet album représente un tout uni, une autoroute sonore rappelant parfois au travers de son saxophone libre l’album Black Star de David Bowie (sans toutefois dépasser le maître).

The Universe Inside constitue en définitive une quête d’introspection et de liberté. Cet esprit se retranscrivant parfaitement dans ces phrases de Steve Wynn : « We’re playing music we want to hear because nobody else is doing it » ; « I’ll compromise on what I eat or where I sleep, but I won’t compromise on what music I play ».

Elie