The Dream Syndicate :: How Did I Find Myself Here?

© Chris Sikich

Onze années se sont écoulées depuis la parution de l’excellente  compilation 3 & 1/2: The Lost Tapes et presque trente  ans depuis le très dépressif Ghost Stories, leur quatrième et dernier album studio avant ce How Did I Find Myself Here?, album de la résurrection d’un groupe en déshérence depuis la fin des 80’s.

Souvent assimilé à la  scène Paisley underground de Los Angeles, le groupe de Steve Wynn  a repris son nom au collectif éphémère où John Cale se joignait à La Monte Young. A ce détail prés, Wynn et ses compères ont  toujours su éviter sciemment le côté Arty.

Il n’en reste pas moins que ce cinquième album est un disque hybride. Wynn est partagé, confirmer les influences folk rock abrasives  des deux derniers albums – c’est l’ombre Neil Young qui plane sur (Filter me through you) , ou revenir aux sources, celles du Gun Club (80 West) et le turbulent (The Circle) – Fire of Love paraît un an avant le premier effort du Dream Syndicate -et surtout celles du Velvet Underground (Glide et Out of my Head)  à tel point que son timbre de voix n’a jamais été aussi proche de celui de Lou Reed (Like Mary).

La chanson-titre de onze minutes, écart stylistique, mélange de Funk et de Jazz, est une  pièce unique et groovy, entétante et perturbatrice au milieu des sept autres actes, pavés d’une franche intention de revenir aux fondations de The Days Of Wine and Roses, leur second album paru en 1982.

Sortie des cartons psyché des débuts , (Kendra’s dream),  chantée par Kendra Smith , la première bassiste du groupe  ,dont la voix apparaît pour la toute première fois depuis trente cinq ans sur un disque , remet les pendules à l’heure du White Light/White Heat et clôture de la plus belle des manières cet album aux harmonies vocales sucrées et aux mélodies parfaites.

Hervé