The Crumble Factory :: S/T

The Crumble Factory

 

Vous est-t-il déjà arrivé, en écoutant pour la première fois un album, de vous dire que c’est exactement ce qu’il vous fallait à cet instant précis ? Un album dans lequel tout ce qui en ressort permet d’exprimer toutes vos sensations, vos envies… Un bonheur béni des Dieux. C’est un peu ce que procure le premier album de The Crumble Factory, dernière sucrerie pop acidulée de Rem Austin et Ann Lake. Déjà croisés sous le nom de Psycho Lemon, les Toulousains se sont entourés pour l’occasion de quelques francs-tireurs comme le stakhanoviste Julien Barbagallo (Tame Impala, Aquaserge, Tahiti 80) à la batterie, Rémi Saboul (Drive Blind) aux guitares et de Stephan Bertholio (Dionysos) à la basse.

The Crumble Factory, c’est cette jeunesse un peu floue qui ressurgit. Ces moments d’insouciance et de légèreté ressentis lorsque l’on écoutait dans les années 90 les albums de Papas Fritas, BMX Bandits et Teenage Fanclub. Leur pop aux mélodies simples est quasi inattaquable tant la perfection et la fraîcheur s’en dégagent. Il faut être sourd pour ignorer ce bijou pop. Les morceaux s’enchainent avec une facilité déconcertante. Des accords et des arpèges glissent sur une ligne claire. La basse est rondelette et le chant est baigné par le soleil. C’est ça la musique de The Crumble Factory. Elle vous donne envie de décapoter la voiture et de partir dire à Alan McGee que le label Creation pourrait revivre avec des groupes de cette trempe. Gageons que la toute nouvelle structure toulousaine qui héberge cette usine à tubes, Pop Sisters Records, connaisse le même dessein que sa glorieuse ainée.

Damien

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