TequilaSavate Y Su Hijo Bastardo :: TequilaSavate Y Su Hijo Bastardo

TequilaSavate Y Su Hijo Bastardo chronique

Si l’on met de côté les 45trs, les apparitions dans différentes compilations et un live, TequilaSavate sort son sixième album avec, une nouvelle fois, un  line up différent. Après les collaborations avec TeckelSabbath sur le premier album et l’haltérophile MojitoRangers sur le second ; l’échappée solitaire One Dead Band et le split album avec Sonic Nightmare, voici la nouvelle mouture de la formation nancéienne, TequilaSavate Y Su Hijo Bastardo.

Toujours sous la forme d’un duo, TequilaSavate a trouvé en la personne de El Hiro Bastardo, son fils caché « tout  droit  revenu  de  la  tombe  pour  envoûter  les  jeunes  vierges  par  sa  beauté magnétique et infernale ». Ensemble, ils partagent la même folie et le même sens de la dérision.

À en croire ce que l’on entend aujourd’hui, ces deux-là étaient faits pour se trouver et jouer ensemble. Le titre légendaire qui ouvre l’album, le bien nommé La Leyenda de Tequilasavate y su Hijo Bastardo, prouve que l’histoire de ces deux sombres héros était inscrite dans la légende et ne demandait qu’à exister.

On est en présence ici du meilleur line-up depuis le début de ce groupe dingue de folklore mexicain (Lucha libre, Santa Muerte…). Finis les sons de guitare body-buildé et l’esprit trasho-punko-lucha-libre. TequilaSavate s’offre un vrai retour au son garage do it yourself avec en prime l’apparition d’un cuivre et d’un synthé. Il suffit de lâcher cinq minutes sa bouteille de Corona et d’écouter les titres Estupido et La Vida Loca pour être convaincu par cette nouvelle formation. Que dire du titre Burrito, un classique instantané probablement écrit sur le coin d’une table après une soirée mexicaine trop arrosée de…. Tequila (il faudrait penser à envoyer ce morceau à Old El Paso les gars). Ils nous surprennent même avec un final inattendu (Ripley’s Ode) et à contre-courant de ce que l’on a déjà pu entendre chez ces pensionnaires du label Bang Bang Records.

TequilaSavate Y Su Hijo Bastardo est une succession de tubes aux refrains tellement entêtants et jubilatoires qu’il est difficile de ne pas continuer à les chanter une fois le disque terminé. Une fin de disque qui arrive malheureusement un peu trop vite. Mais vraisemblablement, la légende n’est pas finie d’être écrite, car un album serait en préparation pour l’année prochaine. À suivre donc, en se goinfrant de tortillas et de guacamole.

Damien