Tequilasavate y su Hijo Bastardo au Cabaret Vert :: Report vu de l’intérieur (une histoire de copains, d’alcool et de musique, un peu…)

Tequilasavate y su Hijo Bastardo, Le Cabaret Vert 2017 depuis l’intérieur (une histoire de copains, d’alcool et de musique, un peu…)

Samedi 26 août 2017, 8h du matin, Romain (des fameux Dirty Work of Soul Brothers, recruté comme ingé son/roadie/ambianceur pour l’occasion) gare son trafic, à l’heure s’il vous plaît, devant mon garage. Sont présents Rodger (El Hijo Bastardo), Anne-Laure (la copine d’El Hijo Bastardo), Joan (la femme de Tequilasavate), Romain donc, et moi. Davina (la copine de Romain) nous rejoindra sur place. Quand un plan comme le Cabaret Vert se présente à un groupe comme nous, on en fait profiter les copines parce qu’on sait que ça sera cool. On charge le matos, on fait pipi et c’est parti pour 3h de route plus les pauses (la sainte trinité clopes/essence/cheeseburger au piment de la station Berchem du Luxembourg). On rigole, on écoute des merdes (Céline Dion, Notre-dame de Paris et des trucs de jeune de Rodger qui nous font presqu’aimer les drouilles sus-citées), la tension monte un peu de mon côté, bref, on se met dans l’ambiance…

Arrivés sur le site, en plein centre-ville de la riante bourgade carolomacérienne, on passe différents checkpoint, on récupère nos bracelet « artiste » rose pailletés et on se gare comme des cons devant les loges, le temps qu’on nous indique la suite des événements. Le timing est un peu serré alors on profitera des backstage un peu plus tard, rendez-vous au Groin Groin, le bar mythique du Cabaret Vert où on doit jouer. Et ouais, nous on ne joue pas sur les grandes scènes, on n’aime pas ça, c’est trop grand, on est trop loin des gens, le son est généralement pourri pour les groupes comme nous alors on a demandé à jouer dans une configuration plus intimiste. Les organisateurs ont tout de suite été séduits et ont monté spécialement pour nous une petite scène dans l’enceinte du bar. Mais, il est 12h passé et on doit dégager les lieux pour 13h alors on s’active, on décharge, on s’installe, on balance et grâce à l’efficacité de Romain, tout est plié en moins d’une heure (décoration de la scène + interventions relous des journalistes de France 3 comprises).

Il est presque 14h quand on rejoint enfin notre loge (corbeille de fruits, twix, canapé, fauteuils, boissons…) et qu’on explore les backstage ! On se précipite tout de suite chez les tatoueurs Dinky Doll pour choper des rendez-vous et se faire piquer des burritos et autres conneries. L’occasion pour El Hijo Bastardo de dépuceler son corps d’éphèbe avec un superbe motif dessiné par mes soins (fierté !). Son regard en dit long sur sa motivation mais il ne peut plus reculer !

On arrive à choper les dernières places au catering (excellent), on passe au bar, on discute avec quelques connaissances, on fait une partie de Pac-Man et on va jeter un œil et une oreille au show des copains de T/O qui commencent sur la grande scène Zanzibar. Le public commence à arriver mais c’est encore clairsemé, le son est pas top, les conditions sont difficiles pour eux mais ils assurent et on n’a d’yeux que pour le combo pantalon tergal/chemise africaine de Clément.

A part Rodger qui va soigner un mal de dos contracté lors du déchargement chez l’osthéopathe (ah oui, backstage, y a donc des tatoueurs, des osthéos, mais aussi des kinés, un coiffeur, un réfloxologue, un cyber espace, un espace de « travail », un espace jeux d’arcade et un bar rien que pour les artistes et les techs. Ça change des bars ou on se change dans les chiottes et qui nous filent 3 tickets boissons…

On se balade un peu avec Romain, on visite le site pendant que les uns et les autres se font encrer la peau ou tripoter les os. C’est chouette, y a plein de stands de bouffe qui feraient presque oublier que pour nous c’est gratos.

On jette un œil aux prestations de Yassassin, des meufs qui balancent un garage glam un peu bancal mais c’est déjà bientôt à nous ! On va se changer et on traverse fièrement le site dans nos beaux costumes (succès garanti, premières photos, des gens nous reconnaissent déjà, c’est de bonne augure). Arrivés au Groin Groin, le site est déjà bien occupé et les gens attendent visiblement… derniers réglages et c’est parti ! Le son est bon (merci Romain) et les gens s’approchent, ça se remplit bien, ça réagit jusqu’à l’explosion au bout de 3-4 morceaux où ça s’emballe sévère ! Slam, pogo, sauts, les bras en l’air, ça gueule, ça chante, etc… on est un peu surpris mais galvanisés et on enchaîne. Le site est plein, jusque sur les toits du bar… On termine le concert dans une ambiance de folie malgré 2-3 couilles techniques sans conséquences (corde cassée, guitare désaccordée, du banal quoi). On danse avec les gens, on s’échange les couvre-chefs, Romain vient s’occuper du merch, on a du mal à redescendre et ça traîne un peu mais c’est hyper cool et bon enfant. Contrat rempli comme on dit dans le business du textile !

La suite est plus dure, il faut remballer et débarrasser le site rapidos avec l’aide précieuse des équipes techniques et de sécurité (tous adorables)… on perd un peu de temps à courir après les meufs qui se sont barrés avec les clés du camion, on en profite pour jeter une oreille sur Last Train mais c’est pas notre came (carré, efficace, pro mais un poil hard rock dans la voix et trop calibré dans le jeu de scène)… On boucle tout ça finalement sans trop d’encombres et c’est le moment de souffler, d’en profiter un peu, d’attaquer les bouteilles de Sailor Jerry à notre nom ( !), de se doucher, de manger une banane et de se filer rencard devant Lemon Twigs. Et là c’est classe le concert est super (outre la qualité musicale et technique des gamins, ils ont une vraie présence scénique et un goût certains pour les vêtements discrets, une vraie découverte pour moi), on est détendus alors on fait les cons, on danse, on chante, on se prend en photos comme des débiles, bref la bonne soirée commence !

On va bouffer un peu, on continue à picoler, on croise des gens qui nous payent des coups, les gens du Groin Groin nous invitent derrière le bar, ils sont contents et visiblement l’idée de la petite scène leur a plu et ils veulent pérenniser le truc. Cool, c’est une super idée ! On croise des copains, on boit des coups (encore), on va voir vite fait Franz Ferdinand mais on rentre pas dedans, c’est un peu chiant. On retourne backstage et on croise les Lemon Twigs, Rodger est tout fou, il les adore alors on leur propose du rhum. Mickaël, l’un des 2 frangins (le plus taré) discute vraiment avec nous, on passe un bon moment et je me suis impeccablement tenu contrairement aux rumeurs calomnieuses…

On file voir Justice et même si c’est de la merde, on s’amuse bien et le light show est impressionnant, on danse quand même parce qu’on est un peu attaqués et qu’il nous en faut pas beaucoup…

On retourne se finir au bar et dans la loge où nous attend une bouteille de champagne de la part des organisateurs ! Si ça c’est pas la classe !

On est quand même fatigués alors on se dit qu’il est temps de regagner notre logis et, même s’il n’est pas loin du tout, on a droit à un service de runner qui nous y emmène en minibus… à partir de là j’ai plus trop de souvenirs précis mais des bribes d’images, de sons…

Bilan : C’était vraiment un super moment avec les copains et les copines, le concert était vraiment top (et c’est quand même pour ça qu’on est venu) et l’organisation générale hyper bien foutue… Merci le Cabaret Vert, Merci le Groin Groin, Merci les copains, Merci le public, Merci les bénévoles !

On reviendra !

Cédric