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Est-ce l’attention prêtée par des artistes plus ou moins recommandables (Rufus Wainwright, Aimee Mann, KT Tunstall, John Mayer et Nolwenn Leroy) qui a fait que la musique de l’artiste féroïen Teitur, n’est jamais venue jusqu’à nous ? Probablement. Pourtant, Teitur Lassen offre depuis 2003 des albums remplis de la sensibilité que lui ont inspirée ses multiples voyages. Et lorsque l’on se donne la peine de découvrir le monde de Teitur, c’est tout un univers qui s’ouvre à nous. C’est encore plus vrai avec son dernier album Story Music.

Que ceux qui ne jurent que par le bitume et l’urbanisme, passent leur chemin. Le dernier album de Teitur n’est pas pour vous. Album naturaliste et organique, Story Music prend racine dans les éléments et redonne même espoir en mère Nature.

A une époque où tout va très vite et où l’on ne prend même plus le temps de regarder ce qui nous entoure, Teitur nous propose un retour aux choses simples (« Gone Fishing », « Walking Up A Hill »). Et on peut dire qu’il le fait de la plus belle des manières.

Story Music fait partie de ces albums que l’on ne cesse de redécouvrir. A longueur d’écoute, il ne cesse de gagner en valeur ajoutée jusqu’à s’immiscer dans notre quotidien. Un quotidien dans lequel le bruit des machines est remplacé par des symphonies pastorales. En dix foulées bucoliques, Teitur montre, grâce à ses rêveries de promeneur solitaire, qu’il est un magicien de la mélodie et des arrangements même lorsqu’il n’est pas accompagné de Van Dyke Parks (It’s Not Funny Anymore). Les notes de piano et de harpes tombent comme des gouttes d’eau dans un bassin. Cordes et instruments à vent sont tour à tour convoqués pour des chansons remplies de mystères et de préciosité. En seulement quelques notes de guitare sèche, Teitur emmène l’auditeur dans son monde singulier aux multiples paysages.

En faisant rimer Story Music et ambiances bucoliques, Teitur ouvre une nouvelle page de songwriting scandinave.

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