Tamino au Festival Hop Pop Hop

© Jocelyn H.

Il y a des concerts, rares, où tous, absolument tous les éléments sont réunis pour en faire des moments inoubliables. C’est bien ce qui s’est passé avec celui de Tamino à la salle de l’Institut à Orléans, samedi 15 novembre, dans le cadre du festival Hop Pop Hop.

Jeune artiste belgo-égyptien-libanais de tout juste 21 ans, Tamino fait depuis peu parler de lui, à juste titre, et son premier album à venir en octobre 2018 risque de connaître un succès retentissant. On dit de lui qu’il est le nouveau Jeff Buckley, qu’il a la poésie d’un Leonard Cohen, la douce mélancolie d’un Thom York. Tout cela n’est pas complètement faux mais il a véritablement une identité, bien à lui, et il serait donc, bien que flatteur, trop réducteur de le réduire à ces références. Ce qu’il serait plus juste de dire c’est que son talent est tel qu’il pourrait très bien être le nouveau songwritter dont le nom va marquer plus d’une génération.

A peine arrivé dans la salle de l’Institut que l’on se dit tout de suite que le cadre, superbe, sera l’écrin parfait pour la musique subtile de Tamino. Assis dans mon strapontin pendant que le public se place, j’écoute, et j’entends un engouement général, tout le monde y allant de son petit mot sur la « révélation » Tamino, la « voix » Tamino, j’entends même quelqu’un présenter gauchement à son voisin le musicien qu’il est sur le point de découvrir, « Tu vas voir, ce que fait Tamino c’est simplet mais pas simple, enfin non, c’est simple mais pas simplet… Comme Jim Morrison tu vois… C’est la poésie. » Quoi qu’il en soit, l’impatience est palpable.

© Jocelyn H.

Alors que les lumières s’éteignent et que le scène s’éclaire discrètement, Tamino fait son entrée sur scène, accompagné de deux acolytes à la batterie et aux claviers. A la première note de sa voix, c’est un intense frisson qui parcourt l’audience. Quelle voix ! D’une pureté, d’une finesse, d’une richesse incroyable. Et le son lui fait honneur, tout n’est que velours pour nos oreilles. A cela s’ajoute un light show impeccable qui sublime parfaitement l’atmosphère générale. Si on sent Tamino très réservé, discret, tout dans la retenu, il envoute littéralement son public et son aura fait mouche. La finesse de ses compositions, son physique d’adonis et sa voix céleste qui tient du miracle, ne laissent personne indifférent. A mesure que le concert avance on se rend bien compte que l’on assiste à quelque chose de très fort, à la naissance d’un feu qui s’apprête à embraser le monde. C’est la claque. Bluffant de bout en bout. Il aura le droit à une standing ovation amplement méritée, le public exulte, certaines n’hésiteront pas à se ruer au devant de la scène avant même qu’il termine de saluer le public, dans l’espoir de décrocher un précieux autographe. On ressort de là privilégié d’avoir pu assister à un tel concert et dans des conditions si exceptionnelles. On n’aura peut être plus l’occasion de l’apprécier ainsi et avec une telle intimité car, il est clair que, Tamino va conquérir les cœurs et bouleverser les âmes. Faisant déjà salles combles en Belgique, il est à l’aube d’une carrière plus que prometteuse.

Jocelyn H.