Sycamore Age


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Binding Moon, titre d’ouverture du premier album des Italiens de Sycamore Age, étonne tout de suite par sa majestuosité et écarte d’emblée ceux qui sont venus pour écouter un énième nouveau groupe pop folk. Près de huit minutes de folk orchestré enchanteur et féérique ouvrent l’album et rappellent au premier abord des univers déjà entendus chez DM Stith, Surfan Stevens pour la musique et Patrick Watson pour la voix. On pourrait céder à la facilité et décrire leur musique de sylvestre ou bien de pastorale. Et on ne se tromperait pas à l’écoute des titres At The  Biggest Tree et  Dark and Pretty. Mais Sycamore Age c’est bien plus que cela. Il y a chez ces multi-instrumentistes touchés par le génie quelque chose qui rend leur folk presque progressif. Pas étonnant lorsque l’on sait que l’Italie a chaussé dans sa botte une scène rock progressive avec des groupes comme Le Orme, Premiata Forneria, Banco del Mutuo Soccorso. Oubliez les arrangements des hypsterisés Grizzly Bear, ici les arrangements sont flamboyants et riches grâce aux univers musicaux différents des musiciens (classique, pop, électro). Ici, rien n’est de travers comme la tour de Pise, tout est maitrisé. Tout au long des douze morceaux, Sycamore Age t’offre une Romance à l’italienne plus belle que celle que  Marcello Mastroianni a pu jouer à la Cinecittà. Une romance bercée par des ballades qu’aurait pu écrire Tim Buckley s’il avait agrémenté sa musique avec une touche d’électronique, d’éléments ethniques et de musique classique contemporaine. Inclassable, Sycamore Age n’entre non pas dans une, mais dans des catégories et en priorité dans celle de révélation de l’année.

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