SWELL – 41

Swell 41

Nous sommes en 1992, le trio californien composé de David Freel (guitare et chant), Sean Kirkpatrick (batterie) et Monte Vallier (basse) n’a pas fini de raconter sa ville, San Francisco, et décide d’ajouter un volet au dyptique ‘Swell’ et ‘Well ?’.
L’album sortira en Novembre 1993 aux États-Unis et en Avril 1994 en Europe.
À l’instar des deux albums précédents et de ce qui deviendra la marque de fabrique du groupe, 41 est un album sombre et mélancolique. Swell va y poser définitivement les bases de son univers si singulier : la voix faussement décontractée de David Freel, les qualités mélodiques, l’utilisation de la guitare acoustique et d’une rythmique orageuse.
41 est inspiré par le quartier Tenderloin, réputé pour sa pauvreté et sa violence, où le groupe loue un espace de stockage au 41 Turk Street. C’est à cet endroit qu’aura lieu l’enregistrement et qui constitue une partie de l’originalité de l’album.
La ballade folk, qui démarre l’album (‘In the Door, Up the Stairs’/’Is that Important’), bien qu’apaisante, n’est pas là pour vous emmener vers des contrées joyeuses, elle n’est que le début du voyage initiatique, en un lieu confiné, qui va vous faire accéder à un étage (on entre, une porte claque et masque les bruits de la rue, puis des pas dans l’escalier) avec vue sur un quartier de désolation. De là débute la complainte, parfois électrifiée (‘Kinda Stone’) (‘Fine Day coming’).
À quoi bon implorer Dieu (Forget About Jesus) ?, il faut se résigner avec le sublime et triste (‘Smile my friend’), la (re)-descente (‘Down the Stairs, Out the door’) n’en sera que plus compliquée.
Album incontournable, 41 devient addictif au fil des écoutes. Vous y retournerez, souvent, croyez-moi.

Hervé

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SWELL – 41 / Sortie en 1993-1994 (American/Beggars Banquet)

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