Stereostar 69 – 31 West 8 th Street

Stereostar 69 - 31 West 8 th Street

Stereostar 69 ou la mélodie de l’évolution permanente. Voici ce qui pourrait caractériser le mieux le parcours du groupe messin depuis la sortie de leur premier disque. À Chaque EP (A quand l’album ?), ces Messins plus qu’attachants, évoluent de la plus belle des manières en restant fidèles à leur enthousiasme et à une musique qui prend sa source outre-quiévrain. Si on n’était pas si fainéants, on éviterait de comparer le groupe à ce bon vin qui se bonifie avec l’âge. Mais on n’a pas trouvé de comparaisons mieux appropriées.

31 West 8 th Street s’ouvre sur un triptyque qui d’emblée met la barre très haute. Abonné aux histoires concepts depuis Make out the target, Stereostar 69 s’aventure cette fois-ci vers une pop progressive en trois actes riches en émotions. Aujourd’hui, c’est le versant sombre de leur musique que le groupe explore en situant l’histoire dans un immeuble étrange situé au 31 West 8 th Street. Accompagné sur les trois versions de Take me back to where I belong par Fabien Pilard (Venus In The Dust, Manuel Etienne), Pascal Hoffshier, Florian Schall (Twin Pricks, Yellow King) et Sébastien Boess (And We Shelter), Stereostar 69 prouve une nouvelle fois sa maîtrise à installer des atmosphères en seulement quelques notes. Aussi bien sur l’instrumental qui ouvre l’EP que sur le sommet frissonnant qu’est Take me back to where I belong (dusk), Stereostar 69 compose des morceaux comme un réalisateur peut réaliser un film. Les morceaux se suivent et s’enchaînent sans que l’on ait le temps de penser quoi que ce soit. Une limpidité mélodique qui se poursuit avec The Mechanic et The Architect. Deux titres n’ayant rien à envier au meilleur de dEUS. L’un s’ouvre avec un sample d’une voiture au démarrage, l’autre se ferme avec un son de sirène de police faisant penser à une arrestation. Symbole ou message ? En tout cas, on espère de notre côté que Stereostar 69 ne va pas s’arrêter en si bon chemin.

Damien

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