Spiritualized « Sweet Heart Sweet Light »

Spiritualized HUH

C’est sur la lente route du rétablissement d’une maladie résolument marquante que Jason Pierce a écrit ce qui est à ce jour son album le plus vibrant. Maître incontesté d’une certaine idée de la pop, made in britain, comme peut l’être aussi Bobby Gillepsie, l’ex Spacemen 3 prouve encore une fois avec Sweet Heart Sweet Light son amour pour le rock’n’roll. Et Hey Jane en est le plus beau témoignage, puisqu’elle fait directement référence au Velvet Underground et à l’un des thèmes de prédilection de la mythologie velvetienne :la transsexualité. Rappelons aussi que Lou Reed a écrit Sweet Jane et parlé d’une certaine Candy Darling dans Walk On The Wild Side. On pourrait aussi parler du titre Sweet Heart Sweet Light référence probable et surement  inconsciente à White Light / White Heat.

Très loin d’être un moine copiste copiant les plus belles heures de l’histoire du rock, Jason Pierce est celui qu’il a toujours été (I Am What I Am) et fait ce qu’il a toujours su faire avec brio depuis le magistral Ladies and Gentlemen We Are Floating in Space (1997). Des grands moments de pop à cordes comme Richard Ashcroft n’écrit plus depuis qu’il a piquées celles de The Last Time des Rolling Stones (Little Girl et Too Late). Des crescendos « gospeliques » (Freedom) et du psychédélisme spectorien (Heading For The Top). Jason Pierce est un "medecine man" pour tout malade en manque de sensations fortes. Et devant un album déclamant autant de maîtrise s’impose un constat glaçant. Celui d’un manque cruel de compositeurs de la trempe de Jason Pierce dans le landerneau pop. Il ne nous reste plus que les yeux pour pleurer sur le déchirant So Long You Pretty Thing.

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