Sin Fang « Summer Echoes »

Photo_sin fang_01 Sindri Már Sigfússon passe d’un projet à un autre avec la facilité d‘un caméléon qui change de peau en un rien de temps. Après avoir mis de côté son projet pop Seabear, pour le psyché folk de Sin Fang Bous en 2009, l’islandais raccourcit son nom de scène en Sin Fang comme pour prendre un nouveau départ. Propulsé, malgré lui ambassadeur de la scène indé islandaise suite au magistral premier album Clangour, Sindri Már Sigfússon a décidé pour son nouvel album, de s ‘entourer d’amis recrutés au sein de formations telles que Mùm, Seabear et Amiina alors qu’il avait juré que Sin Fang ne deviendrait jamais un projet collectif. Mais c’était au temps où il s’appellait Sin Fang (Bous). A l’inverse de Clangour qu’il a enregistré seul dans son studio, les compositions de Summer Echoes sont moins floues et  plus axées vers des arrangements de grande envergure. Les sons sont plus variés. On passe facilement, et avec une fébrile excitation, d’une ballade où le piano touche l’intimité privée aux déflagrations soniques  en passant par un folk nappé de strates sonores . Mais c’est sans compter sur les morceaux Bruises et le premier single Because the blood qui incarnent à eux seuls l’identité de l’album. Une pop orchestrale euphorisante avec des mélodies qui sont de véritables épopées d'une richesse étourdissante comblée d'un foisonnement de choeurs. Sindri n’a plus rien à apprendre du folk psychédélique d’Animal Collective et de la pop classieuse de Belle & Sebastian. L’islandais a tout assimilé sans nous emmener dans la redite et l’ennui. Summer Echoes est comme un paradis artificiel où tout n’est que luxuriance féerique.

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