Rubin Steiner :: Vive L’Electricité De La Pensée Humaine

Si Erwann Pacaud devait rajouter un chapitre à son excellent livre Easy Listening, Exotica  & Autres Musiques Légères (Le Mot et Le Reste), cela serait forcément pour parler du dernier album de Rubin Steiner Vive L’Electricité De La Pensée Humaine. C’est en effet dans cette optique-là que Rubin Steiner a concocté son dernier album en date. Après avoir parcouru les autoroutes du krautrock avec Drame, le Tourangeau s’est retrouvé seul devant son ordinateur pour composer de l’exotica pop.
Toujours là où l’on ne l’attend pas, c’est une musique dansante, voyageuse, légère mais nullement  innocente qu’il nous offre dans ce nouvel essai.
Si le titre de l’album emprunté à Dostoïevski ne révèle en rien de ce qu’il renferme, ce sont les titres des morceaux qui dévoilent ce qui nous attends. Uranus Samba, Solar Eruption Around Venus, Carnival On Mercury, Nap On Pluto, Spaceship Vs Asteroid Bel… Tout cela sent bon le délire intergalactique d’un Sun Ra perdu en plein cosmos avec Martin Denny.
Électroniques et synthétiques, les treize compositions nous emmènent à la découverte d’une galaxie déjà peuplée de défricheurs comme Dick Hyman  (Moog-The Electric Eclectics Of Dick Hyman 1969) ou encore Attilio Mineo (Man In Space With Sounds 1962). À certains moments, on est presque tenté de rapprocher Vive L’Electricité De La Pensée Humaine à Slow Futur de Zombie Zombie. Mais comparaison n’est pas raison. C’est bel et bien un album qui échappe à toute attraction terrestre, tout comme son auteur qui reste définitivement un artiste en apesanteur face à sa génération.

Damien

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