ROUTINE DEATH :: Parallel Universes

A lire les explications du groupe quant aux conditions d’enregistrements de leur premier album, on comprend mieux le son Lo-Fi puissance dix qui caractérise Parallel Universes. La boite à rythme provient d’un iPhone qui a aussi servi d’enregistreur via une application pour les guitares et claviers et le chant s’est effectué par échange mail.
7000 km séparent le duo, l’un vit à Gothenburg en Suède, l’autre à Austin aux Usa ce qui peut présenter un handicap. La technologie peut tout permettre sauf privilégier une forme de syncrétisme créatif.
Routine Death a donc privilégié la forme. Les sons Garage Fuzz s’associent aux rythmes mécaniques, la voix poudrée d’effets caverneux colle parfaitement aux orgues tournoyants et autres claviers psychédéliques. On est malgré tout bien loin des innovants Stereolab et cinématographiques Broadcast cités en références.
Toutefois, ‘Charm Touth’ et l’éponyme ‘Parallel Universe’ ne sont pas dépourvus de charmes neurasthéniques et se voilent de brumes cold wave. ‘Star Alliance’ et ‘Diamonds’ invitent les Morts-vivants à une funeste danse venimeuse sur un tapis d’orchidées comme sait le faire le Psychic TV de Dreams Less Sweet. A coté, l’impeccable ‘The Impossibility of Paying Our Debts’ apparait comme une réjouissance pop et remporte le prix du meilleur titre de l’album.
Le duo n’évite pas l’ennui sur ‘Salvaged Denim’, ‘Belong’ et ‘Heart & Soul’ à la redondance évidente mais qui ne devrait pas effrayer le druggie en pleine montée de spleen narcotique.

Mathieu