Reveille « Broken Machines »

Reveille broken machines

Le temps commençait à s’étirer en longueur. Lors de l’interview qu’ils nous avaient accordée peu de temps après la sortie de Time and Death, François Virot et Lisa Duroux nous avaient promis très rapidement un second album. Mais il a fallu attendre trois ans. Trois années qui ont permis à François de jouer avec Clara Clara et Alligator pour Lisa. Mais c’est lorsque le couple à la ville comme sur la scène se lêve pour la même cause, Reveille, qu’ils sont les meilleurs et Broken Machines n’est pas là pour contredire la chose.

Prolongement et suite logique de Time and Death, Broken Machine (avec son titre pixien se rapprochant de Broken Face et Bone Machine) rappelle que les nineties seront encore une fois à l’honneur. Mais Broken Machine signifie surtout pour Reveille une volonté de s’affranchir de toute fioriture et donc de machine inutile pour livrer des compositions naturalistes, directes et assassines comme un coup de trique. Si l’influence d’une certaine idée du rock américain des 90’s est encore perceptible (comprenez Pixies, Blonde Redhead, Liz Phair pour les groupes et Tough & Go et Dischord pour les labels), François et Lisa interprètent leurs classiques sans jamais les copier grâce surtout au talent de songwriter de François qui réussit à emmener les compositions vers une personnalité gagnée légitiment depuis son album solo Yes or No.

Tout en affirmant et donnant de l’amplitude au son, Reveille garde la même intensité rugueuse et cette folie toujours intacte et insouciante des groupes de lycée. Une insolente naïveté qui fait que Reveille sera toujours fait de ce bois vert que l’on recevra en volée à chaque nouvel album.

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