Rayographs « Rayographs »

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En ce moment, il fait bon se promener du côté de la scène underground londonienne. Et Jérôme Mestre, de l’exigeant label Desire Records, l’a bien compris. Après avoir déniché Démontré, Project : Komakino et Kasms, c’est au tour du trio féminin Rayographs d’écrire les plus belles notes du label français. Tirant leur nom du procédé photographique inventé par le surréaliste Man Ray, Rayographs sort ses premiers singles en 2009 (Hidden Doors et Francis) et reçoit plusieurs bonnes critiques d’estimes dans les milieux spécialisés. Tout de suite, l’univers de leur musique est installé et inscrit d’emblé le trio londonien dans une singularité qui accroit la curiosité envers le groupe. Sombre et mystérieux comme peut l’être le milieu underground dont elles sont issues, leur musique renvoi à un mélange d’influences qui ont toutes un point commun : l’atmosphère qu’elles décrivent. Ici, on baigne dans une noirceur lynchienne chère à Badalamenti et renvoie aux premiers albums de Nick Cave and The Bad Seeds. La guitare surf et le chant réverbéré rappelant Grace Slick d’Astrud Steehouder, la basse hypnotique de Jessamine Tierney et la lourde batterie métronomique d’Amy Hurst, rendent l’ambiance habitée par un son garage unique, hanté et sonique. Une symbiose miraculeuse qui fait mouche sur chaque morceau de Rayographs. A écouter de toute urgence.

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