Proper Ornaments :: Foxhole

Les Londoniens, attendus au tournant, sortent   leur deuxième album et nous confortent : nous sommes bel et  bien en 1970.

Le groupe de James Hoare et Max Oscarnold  avait su se faire un nom dans le grand microcosme Indie en 2014. Leur premier album Wooden Head était un efficace   bijou de pop saturée boisée. Depuis, nos deux vedettes ont pris leurs aises à travers différents projets qui ont pour nom Ultimate Painting, Toy ou  Veronica Falls.

Nulle trace de larsens, d’orgue Farfisa, et d’envolées rythmiques sur Foxhole. Les nouvelles compositions mettent l’accent sur une approche acoustique  inédite, à croire que l’album a été composé en catimini, dans une bibliothèque et sous  surveillance de  Ringo Starr, John Lennon et Doug Yule.

Pour résultat, un  album qui respire la cool-attitude du début 70’s, dans une veine folk rock apaisée. Un peu  à  la manière de Real Estate version East Coast.  Proper Ornaments  n’a pas pour autant perdu le don de la  composition et  maîtrise  les chœurs à la perfection. «  Back page »  ou « Cremated »,  les titres  plus enjoués, brillent par leurs trouvailles harmoniques et mélodiques. À la manière du troisième album du Velvet Underground, une source d’inspiration évidente, les deux titres vous aspirent directe dans la bouche de métro de la Station Times Square à New York City. Tout en finesse laid back, les autres titres s’installent dans un confort bourgeois avec des réminiscences psychédéliques. L’apparition d’un piano ou d’un harmonium vient conforter cette sensation de bien être. Au final «Foxhole » s’avère une ode au calme et à la béatitude,  vu de la River Thames de Londres.

Mathieu