Phoenician Drive :: Two Coins

© Nico Neefs

L’histoire de ce sextet débute en 2015 grâce à Diego Moscoso (percussionniste du Bernard Orchestar) et son envie de mélanger des mélodies psychées avec des sonorités du monde. Après avoir recruté cinq musiciens aux influences diverses, ils se lancent ensemble dans une musique cataloguée par Gonzaï d’ »AfrikaKraut ». Une musique aux sons orientaux mélangeant rif de sitar, de oud ou encore de clarinette turque. On passe allègrement par des instants rocks et psychés pour revenir sans vraiment s’en rendre compte à des rythmiques plus jazz et orientalisantes. Ils viennent de sortir l’ EP  Two Coins composé de seulement deux titres. Deux morceaux de près de 10 minutes chacun où tout  repose sur un dépaysement total. On pense à une jam session entre Amon Düll et le génial joueur de oud Hamza El Din. Ça pourrait être aussi  un nouvel épisode méditerranéen de Oiseaux-Tempête qui, après le Liban, se retrouverait sur les bords de L’Euphrate en compagnie des inconnus Mogol. À coup sûr les membres de Phoenician Drive aimeraient que leur pays d’origine – la Belgique – se situe un peu plus au sud. Plus particulièrement sur les bords chauds de la Méditerranée plutôt que près des courants froids de la Manche.
Phoenician Drive ne se donne aucune frontière et aucun espace-temps. Son seul but est la transe hypnotique par la danse. L’expression « au carrefour des cultures » prend ici tout son sens. Le seul langage universel capable de réunir les peuples a toujours été la musique. Phoenician Drive l’a bien compris et le prouve avec ce premier disque époustouflant et universel.

Damien