Paco Volume « Massive Passive »

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La destiné de Paco Volume est de celle qui pourrait rendre envieux un certain nombre d’artistes en mal de reconnaissance. Après qu’un grand frère lui ait fait découvrir les La’s et Nick Cave, Paco Volume abandonne ses études de Lettres et s’exile au pays des Kiwis et de The Chills, la Nouvelle-Zélande. Il prend alors le temps d’écrire ses premiers morceaux (rassemblés plus tard sous le nom de Turbo Crystal) et découvre une nouvelle passion : l’oenologie. De retour en Gironde, il partage sa nouvelle passion pour le vin et ses nouvelles compositions avec plusieurs représentants de la scène rock bordelaise. Depuis, tout s’emballe. Consacré meilleur espoir pop par une compilation CQFD des Inrockuptibles, Paco Volume se révèle au microcosme pop français avec un titre des plus efficaces Cookie Machine.

En 2009 sort Manhattan Baby, un premier album enregistré seul et déjà rempli de quelques perles pop. Comme le bon vin, la musique de Paco Volume s’affine et se bonifie avec le temps. Avec Massive Passive, 2012 est l’année d’un bon cru pour Paco Volume.

Enregistré avec l’aide des musiciens de Gaëtan Roussel et The Shoes, Massive Passive dévoile de nouvelles facettes dans l’écriture de Paco Volume. Plus noisy sur l’inaugural Yallah Shalom, plus nerveux sur The Bald and The Underpaid, Paco Volume s’affirme même vocalement en se jouant des tics vocaux de Jarvis Cocker (Palest Winter Light) et musicaux de David Bowie (Galaxy Of Stars). Encagoulé comme un terroriste pop, il avance masqué comme pour mieux devenir un Master (song)Writer. Même si il manque un léger brin de folie dans Massive Passive, Paco Volume signe là son meilleur album, qui, on l’espère, ne sera pas suivi par un exil trop long.

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