Osted :: Blind Reflection

Osted Blind Reflection chronique electrophone

Nouveau venu sur la scène indie post punk de Metz, Osted a vu les choses en grand et est allé enregistrer à l’Alchemy Studio de Londres, adoubé par Mark Long des cultissimes The Opposition et leur ingénieur du son et producteur Kenny Jones entendu avec Bauhaus, The Smiths ou  Patricia Morisson. Du coup le quintette s’est pourvu d’un son professionnel à grand renfort de réverbérations gentiment distorsionnées sur des chants éthérés et survolés de guitares planisphériques.
Les dix titres de leur premier album  Blind Reflection s’inscrivent autant dans les  années 80 que dans les années 2000. Les spectres des Chameleons ou Psychedelic Furs côtoient ceux des Strokes ou Editors.
Mention pour les très bons Faces et Fade Away, deux piles électriques emprunts d’un lyrisme mélancolique dans lequel Osted y remplit chaque centimètre carré d’une brume musicale sous tension. Marqués de bonnes intentions, The Sun, Darling et Endless Night s’évertuent à prolonger la liesse haletante pendant que You Dance, Our Past Just Disapear ou Vast Dystopia s’égarent dans une candeur que les arrangements ne parviennent pas à faire décoller.
Parfois Osted donne l’impression de porter un costard trop grand pour lui, mais gageons qu’il ne leur faudra pas longtemps  pour rentrer dedans.

Mathieu M

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