Odessey & Oracle

 

OdesseyLe nom de cette nouvelle formation ne trahit en rien ses bonnes intentions. Allant jusqu’à reprendre la même faute d’orthographe que sur l’immense album de The Zombies, Odessey & Oracle tente de renouveler et remettre au goût du jour la pop baroque née à la fin des années 60 sous la houlette de groupes comme les Beach Boys, The Left Banke et autre Saggitarius. Le trio lyonnais se réapproprie cette période bénie pour mieux la réinterpréter et la réinventer en y ajoutant quelques touches british folk (Pentangle, Fairport Convention…). S’inspirer sans jamais copier, voilà le maître mot d’Odessey & Oracle. La pochette naïve rappelant celle de l’ultime album du groupe de Colin Blunstone est une preuve à laquelle il faut ajouter les miniatures contrepuntiques placées entre chaque morceau et appelées simplement « invention ».
La musique d’Odessey & Oracle se construit avec beaucoup d’élégance et de légèreté dans l’orchestration. La finesse des mélodies est de rigueur. On s’approche souvent des mélodies inoubliables d’un autre héritier des Zombies et des Beach Boys à savoir Sean O’Hagan et ses High Llamas. Comme lui, Odessey & Oracle n’hésite pas à mélanger Korg MS-20 et instruments à cordes classiques, claviers casiotone et banjo.
« Rien de nouveau » vous allez dire. Certes, mais c’est un bonheur infini de voir que la tradition de la pop ouvragée se perpétue à travers un album comme celui-ci. Un album que l’on n’hésitera pas à placer dans la continuité de Pet Sounds, Odessey & Oracle et Hawaïi.

Damien

Site

Son