Nasser en 5 Questions.

Fruit de la rencontre entre Nicolas et Simon, du collectif de réalisateur Double Zero, et de Romain compositeur œuvrant dans le milieu de la musique électronique, le trio Marseillais Nasser (NSR) déboule ce mois ci dans les bacs avec « #4 » leur premier album.
Electrophone : La ville de Marseille est plutôt connue musicalement pour son vivier hip hop, vous arrivez avec un son electro-rock puissant, ça n’a pas été trop dur pour vous imposer ?
Nasser : En fait à Marseille que ce soit dans le hip hop, la pop où l’electro rock, chacun avance pour soi même. Il n’y a pas de réelle structure mise en place pour que les gens se sert les coudes. C’est finalement assez égoïste comme procédure. Si tu veux y arriver, il faut avoir une démarche « do it youself » et c’est ce qu’on a fait.
E : Votre album vient de sortir, pouvez vous nous en parler ?
N : L’album est composé de 13 titres. Il y à 2 featuring avec Jessie Chaton, un avec Kid Francescoli et on y retrouve quelques compos de nos premiers EP (The shooter, Come on).
Concernant l’écriture, on avait pour habitude de sortir des morceaux electro pure, pour l’album on a souhaité prendre une direction plus rock.
On a beaucoup travaillé sur le son, on s’est appliqué à la production et on a souhaité que la construction de certains morceaux soit basée sur le classique couplet/refrain donnant à l’album un coté plus mélodique.
E : Qu’elles sont vos influences ?
N : Pour l’album y’en a beaucoup. Ca va de Gainsbourg aux Clash en passant par Soulwax et Daft Punk. On aime beaucoup les sorties du label Gomma avec qui on a déjà pas mal travaillé. Il y a aussi Think Twice qu’on adore et qui est devenu un ami.
E : Vous avez été playlisté par Laurent Garnier, vous avez fait plusieurs couvertures de magazine dont Télérama, on commence à voir votre nom un peu partout dans les divers festivals, la machine Nasser est elle enfin lancée ?
N : Clairement, on est super content. Au départ Nasser c’était juste un projet pour s’amuser et puis voyant la réaction des gens on a continué à travailler. Le groupe a deux ans à peine, c’est une grosse surprise pour nous d’en être arrivé là.
E : Vous avez la réputation d’être explosif en live, c’est quoi Nasser sur scène ?
N : C’est trois mecs de trente ans qui n’ont jamais vraiment explosés dans leur vie et qui profitent de la scène pour tout donner. On est un groupe jeune et sincèrement on en profite à fond. Entendre nos compositions passer à bloc pour faire bouger des gens qu’on ne connaît pas c’est une sensation superbe.
Le trio se produira live pour la première édition du Festival « Watts a Bar » à Bar le duc le 13 Mai et à l’autre Canal le 21 mai, COME ON !

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