My Lovely Underground

My Lovely Underground© Sébastien Grisey

« Merci d’avoir passé l’un de nos morceaux dans l’émission… on va s’éloigner du « grunge ». Avec le 2eme guitariste, on va évoluer plus vers des choses comme Ride, The Brian Jonestown, BRMC etc. Et toujours avec des murs de sons. » Voilà ce que me confiait Maxime il y a plus d’un an au détour d’une discussion sur facebook.

Aucun doute, My Lovely Underground a fait du chemin depuis la parution de leur premier EP. Sorti en 2013, Awake peut aujourd’hui être considéré par le groupe comme un assemblage de démos. Même si celui-ci recèlait plusieurs promesses, il était vrai que l’on pouvait accuser les Messins de ne pas trop savoir choisir entre leur amour pour le psychédélisme, le shoegaze et le grunge. Il suffit juste aujourd’hui de tendre une oreille sur les titres Cold Days et  Outro (présent sur les deux productions) pour s’entendre dire que My Lovely Underground a fait un grand bond en avant. Un bond en avant qui se traduit par une homogénéisation dans le style et dans les superbes arrangements. Pour un groupe qui est sur le point de trouver son line-up définitif, on peut d’ores et déjà dire qu’ils ont trouvé leur son. L’ensemble de l’EP est au diapason. Tout ici ressemble à un plaidoyer amoureux pour un psychédélisme savant et un shoegaze subtil. Finis les emprunts au grunge de Nirvana. My Lovely Underground est un parfait trait d’union entre Ride, The Brian Jonestown Massacre et Dead Meadow. Les douceurs planantes côtoient les coups de semonce noisy. Les Messins montrent une certaine habileté à mettre ses mélodies en apesanteur (Interlude) après les avoir emmenées dans une tornade blanche (le sommet du disque Morphine). Toute la force de cet EP éponyme est de nous donner l’impression euphorique d’être à la fois dans un cyclone et dans son œil.

Derrière ce superbe artwork très réussi dessiné par l’Islandais Jón Sæmundur Auderson de Dead Skeletons (excusez du peu), se cache un groupe qui a trouvé ses marques. Un groupe dont il faudra assurément suivre les moindres faits et gestes et que l’on trépigne de voir s’affirmer encore plus sur la longueur.

Site / Les Disques de La Face Cachée

Damien

Release le 13 novembre aux Trinitaires de Metz avec Dead Horse One.

Maintenant à vous de faire votre propre opinion avec  l’écoute en avant-première.