Mush :: Induction Party

La sensation rock de cette année 2019 ne viendrait-il pas de Leeds et porterait le nom de Mush ?  Derrière ce patronyme débile se cachent quatre garçons plein d’avenir qui nous rejouent le même rôle d’accroche cœur qu’a joué les Strokes au début des années 2000. Comme les New-Yorkais, Mush nous rejoue la carte du punk bohème mal coiffé élevé dans la middle-class supérieure. Comme eux, ils nous replongent dans le New-York de la fin des années 70 où le CBGB’s était le centre du monde.  Avec seulement un premier EP au nom prédestiné (Induction Party), Mush s’introduit dans la cour des grands en mettant les petits plats dans les grands, et surtout, le feu sur toutes les pistes de danses qui ont eu la bonne idée de laisser tomber le R’n’B pour le post punk. Car c’est bien de cette musique dont il s’agit tout au long des six morceaux irrésistibles du premier EP. Six titres joués pied au planché avec la nonchalance de Pavement et l’énergie de Parquet Courts. Impossible de rester impassible à l’écoute de ces brûlots art-punk. Litvinenko, titre hommage à l’opposant russe assassiné en 2006, est probablement la meilleure entrée en matière entendue cette année.
Le seul inconvénient de cet EP est son format. Six titres pour dix-neuf minutes, c’est trop peu. On sait grâce à des sessions live visibles sur le net que le groupe possède plus de morceaux que ça. On aurait, sans aucun doute, préféré l’écoute d’un plus long format.

Damien