Movie Star Junkies au Bar Le Royal, Nancy

Movie Star Junkies-1-3

Un grand moment de rock ‘n’roll a encore eu lieu au bar Le Royal à Nancy. À l’initiative du label Bang Bang Records, Movie Star Junkies est venu jouer son rock garage version polar spaghetti et défendre son nouvel album Evil Moods.
Comme d’habitude le bar est bondé. Tous les amateurs du genre sont présents. Des têtes connues, comme celle de King Automatic sont dans la salle. Des membres des Wayfarers, de Son of a Gun, de Rumble, des Dead Stereo Boots, des Dirty Works of Soul Brothers et de Thee Verduns font aussi partie du public. Le concert commence à 21h00 passé. Dès les premières notes jouées, le charismatique Stefano Isaia est déjà en train de se frayer un chemin dans le public.Une large part des morceaux joués ce soir est consacrée au nouvel album entrecoupé d’anciens morceaux et d’une reprise de Bob Dylan (impossible de remettre un nom dessus). On a même eu droit à une « chanson d’amour » « Risin ». Dans son tee-shirt The Feeling of Love, Stefano Isaia donne de sa personne. Il se roule par terre, rampe sur le ventre en passant sous les jambes de quelques personnes. On ne le voit plus mais on entend toujours sa voix. L’italien boit du whisky à la bouteille quand il ne recrache pas sa bière en l’air.
Après un set surchauffé placé sous le signe de la folie, les choses se compliquent avec un rappel tendu à cause d’un trublion. Faisant semblant d’être saoul, le parasite danse au milieu du groupe. Pire, il se paie le culot de jouer n’importe quoi sur le Farfisa de Stafano ce qui n’est pas au goût du guitariste qui lui frotte le manche de sa guitare sur la tête en lui faisant les gros yeux. La tension monte. Elle est presque palpable. L’énergumène n’a rien compris et y va de plus belle. Il se donne en spectacle et recommence à jouer du clavier en même temps que Stefano. Celui-ci s’immobilise sur son clavier comme on pourrait s’appuyer sur une table et, sans prévenir, renverse le farfisa sur le visage du fauteur de trouble. Instant troublé pour le public. Stefano scande plusieurs fois « Don’t fuck with me ». Il a enfin réussi à calmer non sans mal l’agitateur. Plusieurs personnes continuent à danser. Movie Star Junkies joue un mur du son rempli de distorsions de plus en plus fort et oblige certaines personnes du public à se boucher les oreilles. C’est dans un chaos scénique et sonore que se termine le concert. Mes oreilles en bourdonnent toujours. Les absents ont eu encore une fois tort.

Damien