Montevideo « Personal Space »

Montevideo Personal Space review chroniquePour parodier un certain slogan, on pourrait dire que la Belgique n’a pas de gouvernement, mais elle a de très bons groupes. Et le dernier en date s’appelle Montevideo.

Auteur d’un premier album rock produit par John Stargasm (Ghinzu), celui qui porte le même nom que le groupe est passé totalement inaperçu outre-quiévrain mais leur a valu tout de même des comparaisons honorables avec The Rapture ou encore Kaiser Chiefs.

À la recherche d’une identité sonore complète depuis plusieurs années, Montevideo a, depuis, mis les choses à plat pour retrouver aujourd’hui ce qu’il considère comme une nouvelle naissance. Plus intimiste, moins instinctif, Personal Space délaisse le post-punk rentre-dedans pour une pop synthétique plus réfléchie et plus personnelle.

Derrière une pochette que Storm Elvin Thorgerson ne renierait pas s’il n’avait pas eu la mauvaise idée de mourir il y a peu, se cachent des compositions d’une plus grande profondeur et des mélodies qui se révèlent à chaque écoute. On passe allégrement de morceaux estampillés DFA (Madchester, Horses, Tribal Dance) à une rencontre impromptue entre Johnny and Mary de Robert Palmer (Runaway Girl) dans des atmosphères planantes, presque cinématographique comme le très François de Roubaix Mr Drake.

Montevideo est un groupe qui s’est pas mal cherché, et on les retrouve aujourd’hui en compagnie du musicien/producteur Joakim (Tigersushi) qui a transformé le groupe de la même manière qu’Andrew Weatherall a transformé Primal Scream à l’époque de Screamadelica. C’est-à-dire faire d’un groupe de rock basique, un groupe qui peut aussi bien s’écouter en club qu’en live. Joakim a fait avec Montevideo ce qu’il a auparavant fait avec Poni Hoax. Espérons que ce secret bien gardé de la scène indie belge connaisse un jour la même renommée que ses homologues français.

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