Monolithe Noir :: Moira

© Victor Pattyn

Monolithe Noir.  Déjà le nom. A l’image de sa musique, il sème le trouble. Derrière ce mystérieux patronyme se trouve Antoine Pasqualini. Dans une autre vie, il jouait dans la formation post rock brestoise Silence Radio puis dans les noise-pop d’ Arch Woodmann avec qui il a écumé les scènes de France et signé trois albums chez feu Monopsone et Platinium records. Puis, clap de fin, on le retrouve en 2013 avec un  nouveau projet radicalement électronique, soit Monolithe Noir.
On peut parler d’ambient, d’electronica voir d’idm, car Monolithe Noir a composé sa bande-son à partir de drones mélodiques et rythmiques. Celle d’un film imaginaire et contemplatif qui pousse l’auditeur  à une descente dans les abîmes sonores de l’imaginatif. Entre écoute facile et cérébrale, les instruments usent de bouées mélodiques qu’il faut chercher. Les patterns souvent trafiqués sur lesquels il superpose des sons de synthèse  expérimental,  habillent et hantent avec brio les dix titres de son album Moira. En faisant appel à Rozi Plain  ou encore à Peter Broderick aux chants, le désormais bruxellois, a injecté une sensibilité qui contrebalance avec le tout machine. Un album dont les neurones ne sortent pas indemnes, mais le cœur rempli de bonheur électronique.

Mathieu M

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