Melody’s Echo Chamber « Melody’s Echo Chamber »

Melodys_echo_chamber
Celle qui auparavant bourdonnait dans un Eden pop venu tout
droit de Birmingham, est aujourd’hui au centre d’une belle histoire au goût de
révélation spontanée depuis sa rencontre avec Kevin Parker, leader de Tame
Impala. Mais avant même de jeter une oreille curieuse et attentive sur le
second « premier » album de Melody’s Echo Chamber, une question
s’impose d’elle-même. Allons-nous entendre un album du leader de Tame Impala
chanté par une femme, ou allons-nous faire une nouvelle fois une belle
rencontre avec la ravissante Melody Prochet ?

Force est de constater que même si l’on retrouve quelques
sons déjà croisés du côté de Perth, la ravissante française a su s’approprier son
univers et ne pas se laisser envahir par un producteur trop présent.

De cette collection de titres parfaits, ressort une pop
rêveuse nimbée de psychédélisme ouaté et référencé. Tout en cultivant une
ressemblance physique à mi-chemin entre Trish Keenan et Catherine Ribeiro, Melody
Prochet nous ouvre les portes d’une chambre (d’écho) qui a tout l’air d’être
une boîte de Pandore. Une boîte renfermant des mélodies dream pop ne sachant
pas choisir, pour notre plus grand bonheur, entre un goût prononcé pour les
sons 60’s d’avant-hier, la pop Stereolabesque d’hier et les envolées réverbérées
de The Raveonettes d’aujourd’hui. Un crossover ressemblant finalement bien à la
personnalité de Melody. En équilibre entre le beau et le bizarre, le
pragmatisme et l’aérien, la rugosité et le cristallin, les songes et la
réalité. Il ne reste plus qu’à vous annoncer que la chronique est finie.

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