Mell :: Déprime & Collation

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En ce jour de grisaille mondiale, rappelons-nous que la musique est et sera toujours cathartique. Pour preuve, un OTOBI (objet totalement original bien identifié) a percé la stratosphère pour atterrir sur notre planète encore bleue ce 10 novembre : le nouvel album de Mell.  Petite météorite de plaisir en perspective.

L’artiste lorraine, globetrotteuse actuellement en orbite à Montréal, auteure-compositrice-interprète-faiseuse de sons balance un pavé dans la mare aux très bonnes chansons. Uppercut garanti à l’écoute de ce déjà sixième fait d’armes. Un disque carrousel qui fait virevolter la tête et les jambes.

La grande demoiselle vêtue de noir, en constante quête créatrice, se livre aux oreilles extérieures dans cet opus singulier et extraordinaire, au sens propre comme figuré :  double-album de 20 titres en version feu d’artifice où se côtoient ribambelle d’histoires et ambiances bigarrées.

Elle semble complétement en roue libre et cuisine ici sa popote new wave-disco-blues-rock-punk-electro & co finement assaisonnée et épicée de sa prose inouïe, crue, belle, profonde comme le gouffre de Padirac. C’est saisissant tellement la variété des styles se fond dans le propos, sans lourdeur et bien au contraire avec un succès fou (hou hou houuuu).

Sur cet album, on pleure, on rit, on crie, on danse, on se quitte, on se croise, on fait la fête comme si demain n’existait pas, on boit, on vomit, on aime, on hait, on se souvient, on vieillit…

Un album d’humeurs et une succession étourdissante en dent de scie de chansons brutales, d’amour, de lendemain de cuite, de réveil douloureux, d’instants crépusculaires…Des mots violents, noirs, beaux et non feints. Pas de sucre ajouté, juste la pureté dans la débauche de sentiments. Un monde partagé entre existentialisme et naïveté des plaisirs simples (ton cul, la falaise, tout est beau…)

Côté production, c’est un dédale de petits détails apportant à l’ensemble une vivacité incroyablement addictive. Superbe.

Assurément album de l’année, catégorie grande demoiselle de la chanson tout court !

A écouter sobre, bourré, heureux, déprimé, en hiver, en été, le matin, le soir…en toutes circonstances !

Alors on danse, tant qu’il est encore temps

Papy Cools

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