Marshmallow

Marshmallow
Au départ, Marshmallow a tout pour déplaire. Des mélodies mainte et mainte fois usées, une production commune à tous les groupes français du moment et pour couronner le tout, une reprise de La Réalité d’Amadou et Mariam. Mais il y a quand même quelque chose chez Marshmallow, venant dont on ne sait où, qui évite l’indigestion que peut provoquer un abus prononcé de la confiserie dont ils tirent leur nom de scène. Venant de Clermont-Ferrand, là où d’autres pointures de la scène française sont issues (Label Kütü Folk, Mustang), Marshmallow puise sa musique du côté de Liverpool et du Merseybeat pour mettre en son leur dernier EP. Inévitablement, les Beatles viendront à la pensée de quiconque voudra se donner la peine d’écouter les quatre, ou plutôt les trois morceaux inédits. Et comme les Beatles étaient de parfaits mélodistes, il va de soit que Marshmallow livre des mélodies accrocheuses restant facilement en tête. Ce qui fait surtout l’originalité et la réussite de Marshmallow c’est l’accouplement du chant français avec la pop anglo-saxonne. La où des groupes comme Archimède prêtent à (fou) rire, Marshmallow livre des textes faussement nonchalants un peu à la manière de Dutronc lorsqu’il chantait du Lanzmann. Reste à voir maintenant si Marshmallow peut tenir ses promesses sur la taille d’un long format. On a hâte d’entendre ça.

Site

Marshmallow-EmmaLedoyen_650x300