Magnetix VS Digger & The Pussycats, L’île du malt, Hossegoor, 1/08/18

Alors voilà, t’es en vacances à la mer, peinard en famille et avec des potes, tu fais que bouffer des grillades et boire des caïpirinhas entre 2 tours à la plage, tu te dis « c’est quand même bien de couper avec le quotidien, la zic, tout ça… » et là, entre la boulangerie et la boutique qui vend des bouées licorne, tu tombes sur une affiche de concert 2 jours plus tard et à 5 min de la location…

Et donc, tu embarques ton pote, les mamans restent manger des pizzas devant le coucher de soleil avec les enfants et tu te retrouves dans une improbable zone commerciale, devant un bar à bières (j’aime pas la bière) pour venir voir du garage qui tâche. Magnetix, ce duo palois basé à Bordeaux qui écume le monde depuis bientôt 20 ans ouvre le bal avec son imperturbable formule batterie minimaliste/guitares fuzz. Looch est coiffé d’un seyant béret basque et d’une paire de lunette futuriste toute droit sortie de BattlestarGalactica et enchaîne les hits avec énergie et une désinvolture rafraîchissante. Agnès se débat avec son micro de caisse claire mais ne dévie pas de sa route pour autant, ça tabasse fort et le duo s’amuse, comme le public type du garage ici présent – quadras tatoués et barbus, chemises à fleurs, casquettes pour masquer les calvities plus ou moins naissantes – à peine une touche plus « surf » ici (Igor d’Hossegoor oblige). Bref, je suis à la maison. C’est pas le meilleur concert des Magnetix que j’ai pu voir mais c’était parfait pour lancer la soirée et ça reste sacrément efficace.

Les australiens Sam et Andy qui forment Digger & The Pussycats depuis 2003 aiment la France et les Magnetix. J’avais découvert tout ce petit monde à l’occasion d’un concert au feu SoapBox à Nancy où on devait être 12, pour la sortie d’un split sur le feu (décidément) label nancéen Every Night is a Saturday Night. Et donc ils remettent ça 12 ou 13 ans plus tard avec un nouveau split sorti chez Beast/AdrenalinFix/Stryckhnine/Flame On, prétexte à cette petite tournée des plages.

Même formule Guitare/batterie pour ce duo de Melbourne, mais Andy tape debout et sautille comme un kangourou (oui, facile) tandis que Sam déroule les riffs sur une télécaster au son bien cinglant. Les 2 chantent des paroles d’une haute tenue littéraire (‘Iwant to beyourslut’) dans un esprit bien plus punk rock que garage. La sauce prend bien vite et le surfeur garageux du sud ouest ne tarde pas à se lancer dans des pogos et autres bousculades bon enfant. Le concert est vraiment bon malgré la voix visiblement éteinte d’Andy mais les morceaux s’enchaînent, à peine interrompus par une corde cassée. Moment mis à profit par le batteur pour enrichir son champ lexical d’insultes en français. Un pur moment de rock’n’roll comme dirait papa. Du coup j’ai acheté des disques que j’ai planqué tout le reste des vacances pour qu’ils ne fondent pas au soleil…

Cédric

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