Magnetic Ghost :: Loss Molecules

magneticghost_lossmolecules_cover review chronique electrophone

Andrew  Larson peut se targuer d’une chose. Avoir bien choisi le nom de son groupe. Dans une ambiance crépusculaire, Magnetic Ghost flirte avec le Post Rock ou le Folk Noise, à la recherche de molécules perdues, sans doute  celles de l’espoir.

Avec une durée moyenne de 5 minutes par titres, l’originaire de Minneapolis  a des comptes à régler avec ses états d’âmes. Il nous embarque dans un road trip anxiogène, ou les tourments de l’existence prennent le pas sur  le rêve. Peu de psychotropes pour pallier à ce voyage incertain mais des chansons hantées et teintées de psychédélisme. C’est déjà ça.

A l’exception de « Landfill », qui s’avère être le titre le plus enlevé et shoegazing de ce mini album, nous n’y entendrons que peu de rythmiques. Dans le sens classique dirons-nous. Place nette aux ambiances sourdes,  aux guitares surdimensionnées, aux réverbérations sans fin ou à l’inverse, proche de la rudesse.  Avec une approche très cinématographique, les six titres de « Loss Molecules » cultivent leurs différences en puisant dans des détails mélodiques et scénarios imaginaires.

Le chant incantatoire sur « Vanish Vanishing » et « Medicine » sort d’une cathédrale enfouie dans le brouillard. Sur « Grand Canyon », Larson se montre plus démonstratif, à l’instar d’un Thom Yorke anorexique devant une ostie.

Proche du groupe Believe dans la maitrise des strates bruitistes mais sans le coté krautrock, Magnetic Ghost demande bien plus qu’une seule  écoute.

A l’image de « Loveless » de MBV en son temps, « Loss Molecules » s’apprivoise sans hâte, tel le silence après le déluge.

Mathieu


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